VIII – Les premiers Parenteau hors Québec

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Mis à jour 2017, le 29 août..

 

 

 

VIII

 

 

Les premiers Parenteau

des États-Unis et des Prairies du Canada

 

Drapeaux

 

1 – Les Parenteau métis (Manitoba et Saskatchewan)

  2 – Né au Québec, l’hôtelier Pierre Parenteau du Manitoba

3 – Une autre famille canadienne-française au Manitoba

4 – Parenteau américains (Minnesota et Nouvelle-Angleterre)

 

 

1 – Les Parenteau métis

du Manitoba et de la Saskatchewan

 

Colonie de la Rivière Rouge. thecanadianencyclopedia.ca

Colonie de la Rivière Rouge. thecanadianencyclopedia.ca

 

 

Certains Parenteau du Québec sont allés s’établir au Manitoba au 19ième siècle. On les considère comme Canadiens-français. Les autres Parenteau établis plus tôt, au 18e siècle et au début 19e siècle, sont des Parenteau ancêtres de Métis. On entend par Parenteau métis les descendants des premiers Parenteau qui sont venus du Québec, qui se sont établis dans les prairies canadiennes (Manitoba et Saskatchewan), qui s’y sont mariés ou qui ont vécu avec des filles de Métis ou avec des femmes autochtones (Cris et Assiniboines) et qui furent, pour la plupart, des «voyageurs» pour le commerce des fourrures au 18ième siècle et au début du 19ième siècle. Au Manitoba, ils habitaient dans la vallée de la rivière Rouge, y cultivaient la terre et chassaient le bison. Ils faisaient avec la viande de cet animal une nourriture sèche et non périssable qu’on appelait «pemmican» qu’ils vendaient aux traiteurs de fourrures.

Les Parenteau métis des provinces du Manitoba et de la Saskatchewan, ceux de Pembina sur la rivière Rouge du côté américain au Minnesota, sont les descendants de Parenteau du Québec, dont Joseph-Victor et Joseph-Mathurin qui sont respectivement le petit-fils et l’arrière-petit-fils de Pierre-Louis Parenteau et de Marguerite Saint-Laurent d’Yamaska. Puisque les unions conjugales des premiers Parenteau avec des Autochtones ou Métisses n’ont pas été officialisées dans les registres civils ou l’ont été mais dans des registres paroissiaux perdus ou détruits, on a la difficile tâche de trouver qui étaient ces Parenteau qui ont quitté le Québec pour s’installer définitivement dans les vastes prairies canadiennes. On peut faire des filiations grâce à une concordance de dates et de noms entre des Parenteau du Québec et les premiers Parenteau du Manitoba dans plusieurs cas et ce grâce aux formulaires de réclamation de terres ou de compensations monétaires qu’ils ont remplis et qui sont conservés au Archives nationales du Canada.

 

Trois ancêtres Parenteau sur quatre du Manitoba métis identifiés comme étant nés au Québec

 

La recherche la plus sérieuse sur les premiers Métis en arrive à identifier trois Parenteau qui seraient nés au Québec et qui se seraient établis au Manitoba. Il s’agit de l’étude menée par Sprague et Frye, «The Genealogy of the First Metis Nation, The Development and Dispersal of the Red River Settlement 1820-1900», publiée en 1983. Ces deux auteurs ont examiné tout ce qui existe comme archives sur les Métis et ont conclu que trois Parenteau du Québec sont parmi les ancêtres des Métis Parenteau actuels. Ils en donnent les nom et prénom et leur présumée année de naissance au Québec de même que les nom et prénom des conjointes métisses. Ils ne savent cependant pas de quels Parenteau du Québec ils sont les fils.  On peut désormais démontrer, de façon plus précise dans un cas par concordance de dates, que ces trois Parenteau de Sprague et Frye sont : 1° Joseph –Victor Parenteau, né en 1776 au Québec et marié avec Suzanne (Cri) du Manitoba, métisse; ils ont eu au moins deux fils métis avec descendance métisse : Joseph marié  avec Angélique Godon, et l’autre fils, Pierre (Pierriche), né vers 1813-1814, marié avec Josephte Delorme vers 1831, avec Marie MacMillan en 1845 et avec Marie Caron vers 1850;  2° Jean Parenteau, né en 1784 au Québec, marié avec Marguerite Lassassent (ou Lasanté) du Manitoba et  3° Pierre Parenteau, né vers 1797 au Québec et marié au Manitoba avec Josephte Laurin.

 

 

Les premiers Parenteau métis dans les registres paroissiaux du Québec.

Concordance de deux ancêtres Métis Parenteau du Manitoba avec deux Parenteau nés au Québec.

 Pas de certitudes, surtout beaucoup d’hypothèses.

 

 

Il y a dans les registres civils du Québec des Parenteau dont les noms, prénoms et dates de naissance conviennent très bien à deux de ces trois Parenteau du Manitoba identifiés par Sprague et Frye. Il y a eu treize Parenteau «voyageurs» qui sont nés au Québec au 18ième siècle, et qui sont disparus des registres civils, des greffes de notaire et des recensements, une fois adultes. Ils ne se sont pas mariés au Québec et n’y ont pas de postérité. Parmi ces treize Parenteau «voyageurs» et autres Parenteau de ces années-là, trois Parenteau du Québec seraient les trois Parenteau identifiés au Manitoba :

1) Joseph-Victor Parenteau fils de Pierre Parenteau et de Marie-Louise Lefebvre, de Montréal, né le 15 juin 1776, non marié au Québec, sans postérité au Québec : il correspond parfaitement au Joseph Parenteau manitobain de Sprague et Frye, marié avec Suzanne de la nation métisse des Cris ; ses descendants métis portent le nom Parenteau et ses variantes Parranto, Perenteau, Peranteau,  Pranteau, Pronteau et Pronto; Joseph-Victor Parenteau est souvent cité dans le journal de voyage d’Alexander Henry et de David Thompson dans l’Ouest canadien au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta, «New Light on the Early History of the Greater Northwest : the Manuscript Journals… 1788-1814», édité avec les commentaires d’Elliott Coues, Francis Harper Éditeur, New York 1897, pages 548 à 632. Joseph (-Victor) Parenteau y est décrit en 1809 et 1810 comme chasseur de bison (buffalo) et comme celui qui a fourni jusqu’à 40 chevaux aux deux explorateurs canadiens-anglais de la compagnie de traite des fourrures, la Compagnie du Nord-Ouest. Il est décrit comme marié, ayant des enfants et vivant sous la tente près des auteurs du journal, Henry et Thompson. Il était déjà un «voyageur» au service la Compagnie du Nord-Ouest en 1804 à Fort des Prairies (La Corne) sur la rivière Saskatchewan en Saskatchewan. C’est lui, Joseph-Victor, qui aurait la plus nombreuse descendance dans l’Ouest canadien. Il serait le père de Pierre «Pierriche» Parenteau.

2) Jean Parenteau, fils de Chrysostome Parenteau et de Josephte Aucoin, né à Sorel le 6 juillet 1784 : il correspond parfaitement au Jean Parenteau manitobain identifié par Sprague et Frye, marié à Marguerite Lasansente (sans doute Lasanté), probablement sans descendance du nom Parenteau. Il serait le Jean Parenteau figurant sur la liste des employés «voyageurs» de la Compagnie du Nord-Ouest en 1804 à La Pointe, Chagowamigan, au Wisconsin, sur le lac Supérieur. Est-il le Parenteau de l’Athabasca qui s’est noyé en 1804 ? David Thompson (op.cit. page 553) a vu le 18 août 1804 une croix plantée à l’endroit où un Parenteau fut enterré à Island Portage sur la rivière Winnipeg au sud-est du Manitoba. La croix portait l’inscription suivante : «Au pauvre Parenteau de l’Athabasca».  Si ce Parenteau, noyé en 1804, n’est pas le Jean Parenteau fils de Chrysostome, il pourrait s’agir de l’un des Parenteau suivants : a) Michel Parenteau d’Yamaska, fils de Michel Parenteau et de Reine Petit, engagé pour aller dans le Nord-Ouest en 1798 et disparu du Québec par la suite; b) Pierre Parenteau de Montréal, père de Joseph-Victor et marié à Marie-Louise Lefebvre : on ne trouve pas la date de sa sépulture au Québec mais il aurait eu 56 ans en 1804, un peu trop vieux pour parcourir l’Ouest canadien en canot.

 

Le troisième Parenteau venu du Québec : filiation non encore connue.

 

Quant au 3e Parenteau ancêtre de Parenteau métis et venu du Québec, Pierre Parenteau né vers 1797, on ne sait pas encore qui étaient ses parents : il a eu plusieurs enfants avec Josephte Laurin, dont Josephte née en 1825, Isabelle né en 1830, Pierre né en 1832, Françoise-Louise née en 1836, Joseph né le 28 octobre 1837, et Marie née en 1847.

 

 

Un quatrième Parenteau, Joseph Parenteau, fils de Mathurin,

serait l’ancêtre des Parenteau dit Mathurin du Manitoba métis.

 

À cette liste de trois Parenteau canadiens-français et québécois des auteurs Spague et Frye et nés au Québec, il faut en ajouter un quatrième, Joseph Parenteau, né canadien-français vers 1820, se dénommant Joseph Mathurin, marié avec Suzanne Doyon vers 1844. Dans les registres civils de Saint-Boniface au Manitoba qui ont pu être sauvés de l’incendie de l’église, il y a les mariages de trois enfants de la même famille : on y apprend que leur nom de famille Mathurin est en fait Parenteau dit Mathurin ou Parenteau tout court : Élie Mathurin qui se marie en 1862 et sa sœur Marguerite Mathurin mariée en 1864, sont le frère et la sœur de Mathurin Parenteau qui s’est marié sous le nom de Parenteau en 1872. Ils sont identifiés comme étant les trois enfants de Joseph Parenteau et de Suzanne Richard. (Il semble que Suzanne Daigneau pourrait être Suzanne Richard-Daigneau.) Leur grand-père venu du Québec serait Joseph Parenteau, fils de Mathurin et petit-fils de Pierre-Louis, et né et baptisé le 5 juin 1774 à Saint-Sulpice au Québec. Il a été engagé le 9 mars 1792 pour aller dans le Nord et y hiverner une année (notaire Louis Chaboillez ANQM). Il était un employé de la Compagnie du Nord-Ouest à Red Deer en Alberta en 1798-99. Il a une descendance Parenteau au Manitoba et en Saskatchewan. (New Light on the Early of the Greater Nortwest: the Manuscript Journals of Alexander Henry et of David Thompson vol.3 p.984). Voir chapitre 7, Troisième génération-Mathurin Parenteau.)

 

 

 

 

Louis Riel

Louis Riel. Cliquer sur l’image.

 

Autres Parenteau métis.

 

  On ne trouve pas encore de quels Parenteau d’origine québécoise ou métisse descendraient certains autres Parenteau métis du Manitoba nommés dans les recensements de 1831 à 1835. Par exemple ce Parenteau au prénom autochtone Oskiningish (l’orthographe varie d’un recensement à l’autre), âgé de 33 ans en 1831. On ne connaît pas le nom de sa femme ni de ses enfants. Est-il un descendant des Parenteau «voyageurs» ou autres Parenteau disparus du Québec comme ces petits-fils de Pierre-Louis : Michel fils de Michel Parenteau ou Pierre-Mathurin fils de Mathurin, né en 1750, ou Pierre fils de Gervais, ou encore Joseph né en 1744, fils du premier mariage d’Augustin ? On sait qu’il y avait des Canadiens-français qui vivaient avec des Autochtones au Manitoba et en Saskatchewan dans des communautés autochtones. On ne leur connaît pas encore de descendants du nom Parenteau.

 

 

Les Métis Pierre (Pierriche) Parenteau

et Louis Riel

 

Pierre «Pierriche» Parenteau fut un Métis influent et. comme son présumé père Joseph-Victor, il a été un chasseur réputé de bisons. Il a acquis une certaine célébrité par son rôle de leader dans les revendications des Métis du Manitoba qui avaient abouti à la création de cette province. Par la suite il était allé s’installer avec sa famille et d’autres Métis sur la rivière Saskatchewan-Sud, à Batoche, en Saskatchewan, où il dut encore défendre les droits de la nation métisse contre le gouvernement fédéral d’Ottawa.

Pierre «Pierriche» Parenteau est né vers 1813-14 à Rivière-Rouge au Manitoba sous le prénom de Pierre. Il serait le fils de Joseph (-Victor) Parenteau et de Suzanne, une Métisse du Manitoba. Ce Joseph (-Victor) Parenteau, son père, est né et fut baptisé le 15 juin 1776 à Montréal et était le fils de Pierre Parenteau et de Marie-Louise Lefebvre de Montréal.  Pierriche Parenteau se maria trois fois : 1° avec Josephte Delorme, 2° avec Marie McMillan en 1845 et 3° avec Marie-Anne Caron vers 1850.  Onze enfants sont issus de ses mariages. Malheureusement les registres paroissiaux de ces années furent détruits dans l’incendie de l’église de Saint-Boniface. Quoi qu’il en soit, les généalogistes et les historiens s’entendent sur ses mariages. Il avait un frère, Joseph «Dodet» marié à Angélique Godon, métisse.

 

 

 

 

Prisonniers métis à la prison de Régina en Saskatchewan en 1885 arrêtés lors du soulèvement de 1885.

Prisonniers métis à la prison de Régina en Saskatchewan en août 1885, arrêtés à cause de leur participation dans le soulèvement de 1885 en Saskatchewan. Pierre Pierriche Parenteau avait alors 72 ans mais ne serait sur la photo ci-dessus. Il y eut plusieurs Métis appelés Pierre Parenteau. De gauche à droite (selon la vignette de Bibliothèque et Archives Canada : Ignace Poitras senior, Pierre Parenteau, Baptiste Parenteau, Pierre Gariepy, Ignace Poitras junior, Albert Markman, Pierre Vandal, Baptiste Vandal, Joseph Arcand, Maxime Dubois, James Short, Pierre Henry, Baptiste Tourond, Emmanuel Champagne, Kit-a-wa-how (Alex Cagen, ex-chef des Autochtones de Muskeg Lake. Chacun des prisonniers est menotté avec un autre prisonnier. Photo Bibliothèque et archives Canada PA-118760. Cliquer sur l’image.

 

 

Pierriche Parenteau (Pierre de son vrai prénom) fut d’abord établi à Saint-Norbert (maintenant dans la ville de Winnipeg) au bord de la rivière Rouge au Manitoba. Il vivait entre autres de la chasse aux bisons : avec la viande de ces animaux les Métis faisaient du pemmican, une nourriture sèche et non périssable qu’ils vendaient aux employés de la Compagnie du Nord-Ouest et de la Compagnie de la Baie d’Hudson. L’agriculture était alors une activité secondaire.

Au moment de la naissance de Pierriche Parenteau, les premiers Écossais commençaient à s’établir à Rivière-Rouge qui faisait partie de la concession de Lord Selkirk, un Écossais qui désirait y établir des compatriotes qui vivaient misérablement en Écosse. Rivière-Rouge faisait alors partie de la Terre de Rupert concédée à la compagnie anglaise Hudson Bay qui en avait l’entier contrôle. Les Métis étaient plutôt les alliés de la compagnie rivale et canadienne, la Compagnie du Nord-Ouest. Ils furent mécontents de voir des Écossais venir s’établir sur leur territoire et cela conduisit à un sérieux affrontement en 1816.

En 1869 la Compagnie Hudson Bay accepta un accord en vertu duquel le Dominion du Canada devenait propriétaire de la Terre de Rupert. Aussitôt Ottawa s’empressa d’envoyer des arpenteurs à Rivière-Rouge sans avoir consulté les Métis qui étaient la nation occupante depuis au moins un siècle. Ces Métis du Manitoba avaient des terres de la même forme que celles des rangs du Québec. Or le Canada décida, sans les prévenir, de leur imposer des terres carrées de 260 hectares. Les Métis avec Louis Riel comme chef se liguèrent et firent en novembre 1869 une liste de leurs droits : 1° qu’ils aient leur propre assemblée législative, 2° que le français et l’anglais soient les langues officielles à cette assemblée législative et aux tribunaux et 3° que leurs privilèges, us et coutumes soient respectés. En 1870, ils envoyèrent une délégation à Ottawa pour présenter leur point de vue comme peuple. Ils gagnèrent leur cause et le 15 juillet 1870 le district de Rivière-Rouge devint la province du Manitoba.

En 1871 Pierriche Parenteau joua un rôle prépondérant pour empêcher les Féniens américains de s’emparer des territoires de l’Ouest canadien. Il signa de sa marque, avec Louis Riel et Ambroise Lépine, une lettre par laquelle les Métis offraient au lieutenant-gouverneur du Manitoba leurs services contre les Féniens, des Irlandais des États-Unis qui voulaient conquérir le Canada pour être en position de négocier avec l’Angleterre l’autonomie de l’Irlande. Des capitaines furent élus pour chacun des trois escadrons de cavaliers métis le 7 octobre 1871. Pierriche Parenteau fut l’un d’eux. Peu après, Pierriche Parenteau, Lépine et Riel furent présentés au lieutenant-gouverneur Archibald qui les remercia d’avoir sauvé les territoires canadiens de l’invasion par ces Irlandais.

Vers 1883 Pierriche Parenteau et sa famille déménagèrent à Batoche en Saskatchewan, le long de la rivière Saskatchewan-Sud où étaient déjà établis des Métis. Le même scénario que celui de 1870 au Manitoba se répéta : les Métis devaient à nouveau faire valoir leurs droits auprès d’Ottawa. En 1883 une première assemblée officielle des Métis eut lieu à Saint-Laurent en Saskatchewan car Ottawa faisait la sourde oreille à leurs demandes. L’assemblée fut présidée par Pierriche Parenteau. Le 18 mars 1885 il fut nommé comme l’un des 12 conseillers de Louis Riel pour préparer une insurrection contre le gouvernement canadien. Le 4 octobre suivant il fut élu président du gouvernement provisoire de la Saskatchewan. Ottawa riposta avec ses armées et les Métis durent se rendre. Le 14 août 1885 Pierriche Parenteau, âgé de 72 ans, fut condamné à sept ans de prison. Il est décédé vers 1889. Louis Riel fut pendu le 16 novembre 1885.

 

 

Brève biographie de Pierriche Parenteau

Biographie brève mais la plus récente et prudente sur Pierre «Pierriche» Parenteau par Lawrence Barkwell (coordinator of Metis Heritage and History Research Louis Riel Institute) dans Legislative Assembly of Assiniboia en 2010 :

 

« Pierre Parenteau (1817-1894) was the son of Joseph Parenteau Sr. and his Cree wife Susanne. Pierre was well known among his contemporaries as a skillful hunter in the great Metis buffalo hunts. He first married Josephte Delorme (b.1823) and had two children. He then married Marie McMillan in 1845 and in 1850 married Marie Anne Caron. One of his daughters was married to François Xavier Letendre dit Batoche. Pierre once owned part of the land upon which the Riel family settled in St. Vital. Pierre was a member, and the Chairman of RielEs 16 man Council (Exovedate) at Batoche during the 1885 Resistance. A trusted friend and political ally of Louis Riel, Parenteau had been active in the struggle for Metis self-determination on since the days of the 1869 Resistance in Manitoba. At that time he was an influential man, he was a Justice of the Peace at St. Norbert and was elected as a delegate to the Convention of 1869 and the Convention of Forty in 1870, which discussed the formation of a provisional government at Red River. He was elected a Captain of the Metis troops in 1871 and worked to repel the Fenian invasion. When Lieutenant-governor Archibald visited Red River in October of 1871, Parenteau, along with Ambroise Lépine and Louis Riel, were chosen to be presented to Archibald as representatives of the Metis people. »

 

pinterest.

Amon Carter Museum of American Art, John James Aubudon’s Print. Cliquer sur l’image.

 

 

ATTENTION !

De quoi est-on sûr ?

 

Il y avait environ neuf ou dix Pierre Parenteau à Saint-Norbert du temps de Pierriche. On n’est jamais sûr à 100% qu’il s’agit du vrai Pierre appelé Pierriche.

 

Compilation of Biographies : Members of the Legislative Assembly of Assiniboia, by Government of Manitoba, retrieved 2013-12-10. En lien avec la biographie rédigée par Lawrence Barkwell. www.digitalcollection.gov.mb.ca. Extrait :  

« It is not possible to state with any certainty full biographical details for the Pierre Parenteau who sat on the Legislative Assembly of Assiniboia as hon. member for St. Norbert in 1870. The problem is that there were at least ten Red River Pierre Parenteaus listed at various times as being of the parish of  St. Norbert — all of an age to have participated in the Provisional Government. Pending further research, all that is known for certain is that a Pierre Parenteau ‘Sr.’ served as a Justice of the Peace in St. Norbert in 1869.  A Pierre Parenteau was elected as a delegate to the Convention of 16 November 1869, and to la Grande Convention/ Convention of Forty of 25 January 1870. A Pierre Parenteau served as Honourable Member for St. Norbert on the Legislative Assembly of Assiniboia. After the creation of Manitoba, a Pierre Parenteau was working with André-D. Lépine and Louis Riel in 1871 regarding the issue of Canada granting amnesty to all who participated in the Resistance, and he supported Riel’s bid to win the federal riding of Provencher in 1874. In 1878 a Pierre Parenteau was among those working to secure redress from the Canadian Department of the Interior for Red River settlers who had been denied patent on their lands. By 1885, one of the elder Pierre Parenteaus had relocated to the Batoche area. On 18 March of that year he was elected President of a provisional government. A deposition provided by André Alexis, on Parenteau’s behalf after his arrest and incarceration at Regina, suggests the latter is a strong candidate for having been a political representative in Red River during 1869-1970 :  

« Pierre Parenteau I have known since I met him in the Red River Settlement, now Manitoba, since 1862. He is a man of 72 years of age, and has eleven children, and since I first knew him he has been a man of peace, and who was remarkable for the good influence he exerted over the people of his race and kindred, who, when on the plains in days now passed, a leader of his people he prevented many a bloody deed between the Indian tribes and half-breeds, and always was on the side of peace and order. This good old man was misled by the wily Riel telling him that the younger men of his race required the soothing and pacifying influence of the old friend and counsellor of their forefathers; that it was his duty to become a leader or counsellor among the people in their peaceful efforts to secure their rights. That it was by such assistance as his that he depended upon avoiding all approach to violence, and to succeed in keeping union and peace among the half-breed people. This poor old man was borne on by the appeal to his heart and conscientiously did what he thought was right. He was not in conscience or in fact guilty of any disloyal thought or action, and stands before God and man to-day, although in a felon’s cell, an honest man. To keep such an aged and respectable man as this any longer in prison must be to strike at the heart of justice and render law a thing of scorn. His house has been burned down and all his horses and some of his cattle are lost or stolen. »

« This Pierre Parenteau had been sentenced to seven years in Stony Mountain Penitentiary. Reportedly he died shortly after his release. »

 

 

Déposition en cour à Régina en faveur de l’accusé Pierriche Parenteau, en 1885.

 

TRADUCTION de la déposition d’André Alexis au procès de 1885 par Gilles Parenteau :

« Je connais Pierre Parenteau depuis 1862 alors qu’il était encore à la Rivière Rouge. Il est maintenant âgé de 72 ans et il est père de 11 enfants. Je l’ai connu comme étant un homme qui cherche à faire régner la paix. Il était remarquable par l’influence positive qu’il exerçait sur les gens de sa nation : il a agi autrefois auprès des siens comme leader sur les grandes plaines et il a influencé les gens tant autochtones que métis pour qu’on évitât d’en venir aux coups et blessures. Il était toujours du côté de la paix et de l’ordre. Cet homme fondamentalement bon fut recruté par Louis Riel qui voulait qu’il fût un modèle à suivre pour les jeunes gens métis puisqu’il avait déjà conseillé ses vieux compatriotes. Riel  l’a persuadé qu’il était de son devoir d’être le leader et le conseiller des gens dans les efforts qu’ils déployaient pour faire valoir leurs droits, c’est-à-dire de leur donner de l’assistance pour qu’on évitât tout recours à la violence et qu’on demeurât uni et en paix au sein de la nation métisse. Ce pauvre homme a laissé parler son cœur et a fait ce que sa conscience lui dictait de bon. Il ne fut jamais, au fond de lui-même ni dans ses gestes, coupable de quelque intention ou action déloyales : il se tient pour un homme honnête devant Dieu et les hommes même s’il est enfermé dans une cellule. Emprisonner un tel homme âgé et respectable est un affront à la Justice et c’est faire de la Loi un objet de risée. On a incendié sa maison et on a volé ou laissé se perdre dans la nature tous ses chevaux et une partie de son troupeau. »

 

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2 – L’hôtelier Pierre Parenteau

 

Établi à 30 km au nord de la frontière canado-américaine, à Saint-Jean-Baptiste (municipalité rurale de Montcalm), au sud du Manitoba.

VOIR AUSSI le tableau Généalogie des premiers Parenteau canadiens-français établis au Manitoba et au Minnesota au 19e siècle sous l’onglet Histoire : Généalogie.

 

 

 

L'hôtelier Pierre Parenteau 1851-1930. Manitoba. Pierre Parenteau 1851-1930, hôtelier canadien-français au Manitoba. Photo extraite de Les Parenteau font l’histoire, Johanne Laroche, L’avenir, Québec, 2006. Cliquer sur l'image

L’hôtelier Pierre Parenteau 1851-1930. Manitoba. Pierre Parenteau 1851-1930, hôtelier canadien-français au Manitoba. Photo extraite de Les Parenteau font l’histoire, Johanne Laroche, L’avenir, Québec, 2006. Cliquer sur l’image.

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On sait qu’il s’agit du Québécois et Franco-américain Pierre Parenteau parce qu’il a été écrit en 1889 qu’il venait des États-Unis. La date de sa naissance (28-01-1851) correspond à l’âge qui lui est habituellement attribué et à celle qu’il a déclarée lors des recensements nationaux. Il était le fils de Narcisse Parenteau et d’Angèle Théroux, de la paroisse St-Aimé, tous deux décédés en 1858, laissant neuf enfants orphelins. Ce qui rend difficile la recherche sur ce Pierre Parenteau est le fait que le curé a donné à son père le prénom Pierre, au lieu du véritable prénom paternel Narcisse, dans l’acte de son baptême. Il n’existe pas de mariage entre un dénommé Pierre Parenteau et Angèle Théroux mais uniquement celui entre Narcisse Parenteau et Angèle Théroux dite Laferté.

Ce Pierre Parenteau hôtelier est né le 28 janvier 1851 à Massueville, paroisse Saint-Aimé et fut baptisé le même jour à cet endroit. Étant donné que ses deux parents sont morts la même année alors qu’il avait 7 ans, il fut élevé avec ses deus de ses frères par l’oncle Joseph Parenteau mariée avec Thérèse Couturier dite Verville à Saint-Robert. Lorsqu’il émigra en 1876 pour s’établir au Manitoba, il résidait à North Hadley, à mi-chemin entre Albany et Boston, dans le Massachusetts. Il se serait marié cette-année-là (1876) aux États-Unis avec Aurélie Lefort, de Clansey, État de New York, où elle serait née vers 1851 de parents canadiens qui avaient émigré aux États-Unis. Celle-ci est décédée à Saint-Jean-Baptiste au Manitoba le 29 février 1908. L’hôtelier Pierre Parenteau est décédé à Winnipeg où il fut inhumé le 13 novembre 1930. ».

 

 

Brève biographie en anglais de cet hôtelier Pierre Parenteau (1851-1933)

Texte extrait de «doing canadianhistory dans digitalcollection.gov.mb.ca :

« Pierre Parenteau’s business premises, St Jean-Baptiste, Montcalm, Manitoba »

La photo de son premier hôtel en 1895 chapeaute cet article.

 

« Born c.1851, apparently in Quebec, by 1880 a Pierre Paranteau operated a general store in St. Jean Baptiste, rural municipality of Montcalm, Manitoba. He was a strong proponent of development in his community. In 1886, he was one of nine elected to the newly formed board at the agricultural society, organized under the auspices of the Government of Manitoba to serve the municipalities of Emerson, Montcalm, and Morris. Parenteau remained the leading merchant in St. Jean Baptiste into the 1890s. By 1895 his proposal to build local grist had been accepted, the Grist Mills Elevator Company had been formed, and Parenteau was one of those overseeing construction. Apparently skilled at maintaining « contact with provincial authorities and other municipalities, » in French and in English, this Pierre Parenteau served as Municipal Reeve from 1852-1897. By 1911 he had left the merchant trade to concentrate on running his hotel. Significantly, this Pierre Parenteau was a member and director of the Société Saint-Jean-Baptiste/St. Jean Baptiste Society (created 1871) whose members, from 1870, had annually observed the Legislative Assembly of Assiniboia’s creation of Manitoba (and St. Jean Baptiste Day), by staging celebrations for the 24th of June. »

 

Archives SHSB.

Les avoirs de l’hôtelier Pierre Parenteau en 1876 et en 1889. Archives SHSB. Cliquer sur l’image.

 

En 1889 l’hôtelier Pierre Parenteau a déclaré être arrivé au Manitoba en 1876 en provenance de North Hadley au Massachusetts avec 1000 $ en poche et en 1889, treize ans plus tard, avoir 35,000 $. Journal La Liberté 5 août 1976 p.11. Source site web shsb.mb.ca.

 

 

 

Acte erroné du baptême de l’hôtelier Pierre Parenteau :

le père est nommé Pierre au lieu de Narcisse.

Acte erroné du baptême de l’hôtelier Pierre Parenteau du Manitoba, 28 janvier 1851 (Bibliothèque et archives nationales du Québec). Erreur : son père est appelé Pierre au lieu de son véritable prénom Narcisse.

Transcription : « Aujourd’hui ce vingt huit Janvier mil huit cent cinquante un, par nous prêtre curé soussigné a été baptisé Pierre né le même jour du légitime mariage de Pierre Parenteau et d’Angèle Théroux. Parrain Modeste Rèche, marraine Marie Couturier qui, ainsi que le père, n’ont su signer. Ed. Lecours ptre ». Cliquer sur l’image.

 

 

 

 

L’hôtel Parenteau

Hôtel de Pierre Parenteau en 1895. Construction 1881. Société historique de Saint-Boniface. Cliquer sur l'image.

Hôtel de Pierre Parenteau en 1895. Construction 1881. Société historique de Saint-Boniface. Cliquer sur l’image.

 

 

« En 1881, Pierre Parenteau, un des pionniers de Saint-Jean-Baptiste, fait construire un édifice à deux étages qui servira d’hôtel et de magasin. La partie qui abrite l’hôtel et la résidence pour l’hôtelier est louée à Joseph Pélissier tandis que Parenteau gère le magasin, où se trouve également le premier bureau de postes. Au début du 20e siècle, Parenteau et Pélissier font tous deux construire de nouveaux hôtels et l’ancien l’hôtel Parenteau ferme ses portes en 1907. La bâtisse abrite ensuite des magasins généraux jusqu’en 1971.» Archives de la Société historique de Saint-Boniface, Collection générale de la SHSB, SHSB 2178.

 

 

Deuxième hôtel de Pierre Parenteau construit en 1904. Photo vers 1910. Paroisse Saint-Jean-Baptiste dans la municipalité rurale de Montcalm, dans le sud du Manitoba. Hôtel détruit par un incendie en 1942. Cliquer sur l'image.

Deuxième hôtel de Pierre Parenteau construit en 1904. Photo vers 1910. Paroisse Saint-Jean-Baptiste dans la municipalité rurale de Montcalm, dans le sud du Manitoba. Hôtel détruit par un incendie en 1942. Cliquer sur l’image.

 

 

 

 

Les 7 enfants de Pierre Parenteau et Aurélie Lefort

Deux d’entre eux morts en bas âge.

Ils eurent sept enfants : 1 – Mélina mariée avec Albert Paiement le 11 février 1896, paroisse Saint-Jean-Baptiste, municipalité rurale de Montcalm ; 2 – Odila (conjoint : Amédé Cléroux), née le 13 novembre 1879 ; 3 – Alcébiade (morte en bas âge) ; 4 – Ferdinand, né le 13 septembre 1885 (selon le recensement de 1901) et marié avec Isméria Marcil qui vivait en 1935 à Big Bear Lake en Californie où elle est décédée en 1977 à 89 ans; leur fils Peter-Joseph Parenteau, né le 12 janvier 1908 au Manitoba, s’est marié avec Viola Nancy Fox et est décédé le 17 février 1987 à Orange County en Californie ; 5 – Osias  né le 26 septembre 1887 selon recensement de 1901 (décédé comme soldat célibataire du 1er bataillon du régiment de la Saskatchewan de la force expéditionnaire du Canada lors de la première guerre mondiale 1914-1918, «clerk» de profession, enrôlé à Régina comme conscrit le 10 février 1918, 5 pieds 5 pouces de taille, 23 pouces de poitrine, mort sur le champ de bataille (source qui le dit né le 25 septembre 1888 : www.canadiangreatwarproject.com) et 6 – Ida (Édith), née le 4 mai 1893, veuve d’Hermas Rajotte depuis 1986, vivait encore en 2005 à 88 ans. 7 – Alphonsine (décédée en bas âge).

 

Un Parenteau du Québec prisonnier à Régina en Saskatchewan en 1911.

 

Note : en 1911 il y avait au pénitencier de Régina en Saskatchewan un prisonnier célibataire dénommé Orphir Parenteau né en mai 1886 au Québec, âgé de 25 ans, sachant lire et écrire, catholique, parlant couramment le français et l’anglais, selon le recensement de 1911. Il s’agirait d’Orphir Parenteau marié avec Éva Goupil en 1905 à Sawyerville et fils d’Herménégilde Parenteau (1886-1973) et de Georgiana Paulhus.

 

 

 

L’hôtelier Pierre Parenteau dans les recensements

 

 

L'hôtelier Pierre Parenteau 1851-1930. Manitoba.

L’hôtelier Pierre Parenteau 1851-1930. Manitoba. Gracieuseté de l’ouvrage de Johanne Laroche, Les Parenteau font l’histoire, L’Avenir, Qc, Canada, 2006.

 

Au recensement de 1861 le futur hôtelier Pierre Parenteau 11 ans* (en 1861*) avait été pris en charge avec ses 2 frères Joseph 15 ans* et Michel 9 ans* à Saint-Robert par l’oncle et fermier Joseph Parenteau, 62 ans, frère de leur défunt père et marié en troisièmes noces avec la veuve Rose Couturier dite Verville : ce couple était illettré. Pierre et Michel sont dits fréquenter l’école. Comme ils l’auraient fait s’ils n’étaient pas devenus orphelins en 1858, ils ont sans doute contribué aux travaux de la ferme. Les parents de ces trois garçons et frères, Narcisse Parenteau et Angèle Théroux, étaient décédés tous les deux en 1858. Orphelins, ils ont été pris en charge par le frère de leur père, Joseph Parenteau, de St-Robert.

* Le recensement donne l’âge au prochain anniversaire. –Source : Recensement de 1861, district Richelieu, sous-district Saint-Robert. Bibliothèque et archives Canada.

 Au recensement de 1881 : Pierre Parenteau 31 ans, né au Québec, marchand et marié, son épouse Orilla parenteau 29 ans et née aux États-Unis, Mélina Parenteau leur fille 3 ans née au Manitoba, Odila leur fille âgée d’un an, née au Manitoba, MacGraw mâle, 25 ans, né au Québec, catholique, journalier. Aron Coblentz 45 ans, Juif natif de France, marié et cultivateur. Recensement 1881, page 65, district n° 184 Provencher, sous-district Morris West.

Recensement de 1891, village St-Jean-Baptiste : Pierre Parenteau 40 ans, Canadien-français né au Québec, marchand général, a 3 employés, et sait lire et écrire ; son épouse Aurélie, 40 ans, née aux États-Unis de parents nés au Québec, elle ne sait pas lire ni écrire ; Mélina 13 ans née au Manitoba, elle sait lire et écrire ; Adéla 11 ans, née au Manitoba, elle sait lire et écrire ; Ferdinand 5 ans et Osias 3 ans, tous deux nés au Manitoba et non encore scolarisés. Une servante née au Québec : Féliciana Lafontaine 16 ans. District n°8 Provencher, sous-district Montcalm, page 2, 6 avril 1891.

Au recensement de 1901, village St-Jean-Baptiste. La famille était alors composée de 4 enfants résidant au village de Saint-Jean-Baptiste, municipalité rurale de Montcalm, Manitoba. Les dates de naissance ont été notées par le recenseur : Pierre Parenteau, 50 ans, marchand général, né 28 janvier 1851 ; sa femme Aurélie Parenteau 50 ans, native des États-Unis ; 4 enfants tous nés au Manitoba : 1- Odila 21 ans née le 13 novembre 1879 ; 2- Ferdinand, 15 ans, né le 13 septembre 1885 ; 3 – Osias né le 26 septembre 1887 ; et 4- Ida (Édith) 7 ans, née le 4 mai 1993. Tous parlent le français comme langue maternelle. Source : Recensement 1901 District Provencher (n°10), sous-district n°2, Montcalm, page 3, village de Saint-Jean-Baptiste.

Selon ce que ce recensement a écrit à son sujet, la nièce Délia Parenteau, fille de défunt Michel Parenteau et Joséphine Lanciault (chercher Lancieault), âgée de 17 ans et née le 21 janvier 1884 à Saint-Jean-Baptiste, vivait chez les grands-parents maternels Gilbert Lanciault (né 21 oct. 1838, âgé de 62 ans), et sa femme Henriette Chouinard (62 ans, née le 17 octobre 1840). Il semble que sa mère (Joséphine Lanciault) était aussi décédée, du moins avant 1901. Le nom de Rodolphe Desautel figure comme serviteur âgé de 25 ans, né au Québec le 7 mars 1876 et sachant lire et écrire. Tous (les grands-parents Lanciault, la nièce et le serviteur) parlent le français comme langue maternelle. Source : Recensement de 1901, district Provencher, sous-district n°2, page 7, village de Saint-Jean-Baptiste.

Au recensement de 1906 : Pierre Parenteau 55 ans, lot 252 sur la rivière (page 2) ; il est dit né au Québec (Recensement de 1906, District Provencher, sous-district 11, page 2) ; Aurélie Lefort-Parenteau 55 ans.  Enfants : 1- Ferdinand 21 ans, célibataire ; 2- Osias 19 ans ; 3 – Édith (Ida) 14 ans. Elizabeth MacRay, servante, 17 ans, née au Manitoba ; Télesphore Labelle, employé (Hired man), 28 ans, né au Québec. Source : Recensement 1906, District Provencher, sous-district 11, page 32, 17 juillet 1906.

Gilbert Lanciault («Lancieault»), chef de famille, 68 ans ; Henriette Lanciault (Enriette) épouse, 66 ans. District Provencher (7), sous-district P3.

Recensement de 1911 : Peter Parenteau 60 ans, né en janvier 1851 au Québec, hôtel ; Ida, fille, 17 ans, née en mai 1894 (sic) au Manitoba. Source : District Provencher 3, page 14, lignes 29-30.

Ferdinand Parenteau, fils de l’hôtelier Pierre Parenteau, recensement de 1911 :

À Saint-Boniface : Ferdinand Parenteau, 26 ans, né le 13 septembre 1885, «clerk», sa femme Isméria Parenteau (Marcil) 23 ans, née en avril 1888, deux enfants : (prénom plutôt, illisible Peter-Joseph ?) Parenteau, garçon âgé de 3 ans et oseph ?) Parenteau, garçon âgé de 3 ans et né le 12 janvier 1908 et (prénom illisible) Parenteau fille âgée de 2 ans, née en septembre 1909. Tous ayant le français comme langue maternelle et tous catholiques. Source : Recensement de 1911, district Provencher, Saint-Boniface.

 

 

Mariage de Ferdinand Parenteau, fils de l'hôtelier Pierre Parenteau, avec Isméria Marcil. Garçon d'honneur Osias Parenteau son frère; fille-d'honneur, Ida, sa sœur, à gauche.

Mariage de Ferdinand Parenteau, fils de l’hôtelier Pierre Parenteau, avec Isméria Marcil. Garçon d’honneur Osias Parenteau son frère; fille-d’honneur, Ida, sa sœur, à gauche. Photo extraite de «Les Parenteau font l’histoire» de Johanne Laroche, de L’Avenir, Qc, Canada, 2006.

 

 

Recensement de 1916 : Pierre Parenteau, 62 ans (il avait en fait 65 ans), parenté avec le chef de famille : «Boarder» (en pension) ; veuf, né au Québec, réside au village de Saint-Jean-Baptiste, canton n°4, rang n°1, marchand Inc, vivant de ses revenus. Source : Recensement de 1916, district n°9, sous-district n°20, dans Provencher. Pas d’autres membres de cette famille portant le patronyme Parenteau. Le deuxième fils de l’hôtelier Pierre Parenteau, Josias, est mort à la première guerre mondiale qui avait cours en Europe.

Le fils Ferdinand ne figure pas dans ce recensement.

Partie d’une carte du Manitoba en 1897, indiquant les limites de la municipalité rurale de Montcalm, où se situent les paroisses françaises de Saint-Jean-Baptiste, Letellier et Saint-Joseph. Map of Manitoba Published by Authority of the Provincial Government Winnipeg, April 1897, première impression, Bullman Bros., 1897, réimpression, Bullman Bros, Lithographers, 1991.

Partie d’une carte du Manitoba en 1897, indiquant les limites de la municipalité rurale de Montcalm, où se situent les paroisses françaises de Saint-Jean-Baptiste, Letellier et Saint-Joseph. Map of Manitoba Published by Authority of the Provincial Government Winnipeg, April 1897, première impression, Bullman Bros., 1897, réimpression, Bullman Bros, Lithographers, 1991. Cliquer sur l’image.

 

 

 

Ascendance généalogique de l’hôtelier Pierre Parenteau,

de père en fils

Première génération : Pierre Parenteau, de France, et Madeleine Tisseran, de France. Mariage : Québec le 12 septembre 1673. Couple établi sur l’île St-Joseph, Notre-Dame-de-Pierreville, Pierreville. Voir www.parenteau.me

Deuxième génération : Pierre-Louis Parenteau et Marguerite Saint-Laurent mariés dans la paroisse de Saint-François-du-Lac le 28 juillet 1711. Couple établi à Yamaska, rang du Petit-Chenal. Voir www.parenteau.me

Troisième génération : Joseph Parenteau et Marie-Jeanne Georgeteau dite Jolicoeur mariés à Louiseville le 7 février 1752. Voir sur ce site web  : tableau généalogique des Parenteau dans Généalogie sous l’onglet Histoire. Couple établi sur la terre paternelle Parenteau d’Yamaska

Quatrième génération : Jean-François-Régis et Angélique Valois mariés à Yamaska le 26 janvier 1795.

Cinquième génération : Narcisse Parenteau et Angèle Théroux mariés à Saint-Aimé de Massueville le 22 août 1837, et y résidant.

Sixième génération : l’hôtelier Pierre Parenteau (né à Saint-Aimé devenu Saint-Robert au Québec) et Aurélie Lefort, couple marié vers 1876 à Clansey, État de New York, et établi dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste, municipalité rurale de Montcalm, Manitoba).

 

 

PARENTS ET FRATRIE

de l’hôtelier Pierre Parenteau

 

 

Le jeune orphelin et futur hôtelier Pierre Parenteau fut pris en charge par son oncle Joseph Parenteau à St-Robert et fréquentait l’école.

 

SES PARENTS

Narcisse Parenteau et Angèle Théroux

 

 

Narcisse PARENTEAU (ascendance canadienne : François-Régis, Joseph, Pierre-Louis, Pierre,) est né vers 1798 à Saint-Michel d’Yamaska. Il était le fils de François-Régis Parenteau et Sophie Proulx et il est décédé le 18 avril 1858 à Saint-Aimé de Richelieu et a été enterré le 20 avril 1858 à Saint-Aimé de Richelieu.

Narcisse a épousé Angèle (Angélique) THÉROUX dit LAFERTÉ, fille d’Antoine THÉROUX dit LAFERTÉ et Madeleine GINGRAS, le 22 août 1837 à Saint-Aimé de Richelieu. Angèle a été baptisée le 20 juillet 1815 à Saint-Michel d’Yamaska. Elle est décédée le 22 décembre 1858 à Saint-Aimé de Richelieu, et a été enterrée le 24 décembre 1858 à Saint-Aimé de Richelieu.

Narcisse et Angélique sont décédés à seulement huit mois d’intervalle en 1858, en laissant onze enfants orphelins, dont les plus jeunes n’avaient que trois et cinq ans. Leur enfant le plus vieux était Narcisse, âgé de vingt ans : il s’est marié deux ans plus tard, en 1860. On retrouve les 3 autres garçons et orphelins Parenteau chez un oncle : Joseph 15 ans, Pierre 11 ans et Michel 9 ans figurent sur le recensement canadien de 1861, comme habitant à Saint-Robert, paroisse Saint-Aimé, chez leur oncle Joseph Parenteau, cultivateur âgé de 62 ans, et son épouse en troisièmes noces, Rose Couturière dite Verville 46 ans. Cet oncle et sa troisième femme ne savaient pas lire. Ils avaient une maison en bois d’un étage.

 

 FRATRIE DE L’HÔTELIER PIERRE PARENTEAU

 

 Narcisse Parenteau et Angèle Théroux ont eu les enfants suivants : les garçons ont émigré et les filles seraient toutes demeurées à Saint-Aimé de Massueville ou Saint-Robert.

1 – Narcisse PARENTEAU est né le 3 décembre 1838 et est décédé le 27 février 1914. Il aurait émigré au Rhodes Island (RI).

2 – Angèle PARENTEAU est née le 2 novembre 1840 et a été baptisée le 3 novembre 1840 à Saint-Aimé du Richelieu.

3 – Célina PARENTEAU est née vers 1841 et est décédée le 14 novembre 1867.

4 – Délima PARENTEAU est née le 14 août 1842 et a été baptisée le même jour à Saint-Aimé du Richelieu.

5 – Émilie PARENTEAU est née le premier juillet 1844 à Saint-Aimé de Richelieu, et a été baptisée le même jour à Saint-Aimé de Richelieu. Émilie a épousé Louis JALBERT, fils de Louis JALBERT et Esther THÉROUX, le premier décembre 1862 à Saint-Aimé de Richelieu. Louis a été baptisé le 20 janvier 1840 à Saint-Michel d’Yamaska.

6 – Joseph PARENTEAU est né le 26 avril 1846. Il a émigré en Nouvelle-Angleterre, Rhodes Island (RI).

7 – Adélaïde PARENTEAU est née le 22 janvier 1848 et a été baptisée le 23 janvier 1848 à Saint-Aimé de Massueville. Elle est décédée le 24 décembre 1848 à Saint-Aimé de Richelieu et a été enterrée le 26 décembre 1848 à Saint-Aimé de Massueville.

8 – Antoine PARENTEAU est né le 23 juillet 1849 à Saint-Aimé de Richelieu et a été baptisé le 24 juillet 1849 à Saint-Aimé de Richelieu. Il est décédé le 16 mars 1850 à Saint-Aimé de Richelieu et a été enterré le 18 mars 1850 à Saint-Aimé de Richelieu.

9 – Pierre PARENTEAU est né le 28 janvier 1851 et a été baptisé le même jour à Saint-Aimé du Richelieu. Marchand général puis hôtelier à Jean-Baptiste au Manitoba. Date et province de naissance confirmées par son acte de baptême à Saint-Aimé et les recensements canadiens de 1901 et 1911. Son épouse Saindon qu’il a mariée en 1876 avait 50 ans au recensement de 1901 et est décrite comme né le 14 octobre 1850. L’acte de son baptême comporte une erreur dans le prénom du père.

10 – Michel PARENTEAU est né le 10 avril 1853 et est décédé en 1883-1884. Cultivateur établi à St-Jean-Baptiste au Manitoba. L’acte de son mariage comporte une erreur dans le prénom de sa mère.

11 – Marie PARENTEAU est née le 19 août 1855 et a été baptisée le 20 août 1855 à Saint-Aimé du Richelieu.

 

Les trois frères de l’hôtelier Pierre Parenteau :

Narcisse, Joseph et Michel.

 

 

– I –

Son frère Narcisse Parenteau

 

Narcisse PARENTEAU (ascendance canadienne : Narcisse, François-Régis, Joseph, Pierre-Louis, Pierre,) est né le 3 décembre 1838 et a été baptisé le lendemain à Saint-Aimé du Richelieu. Il est décédé le 27 février 1914. Il aurait émigré avec sa femme et ses enfants dans l’État du Rhodes Island en Nouvelle-Angleterre vers 1868. Il a probablement été rejoint par ses frères Joseph, Pierre et Michel.

Narcisse a épousé Hermine – Émilie FOURQUIN dite LÉVEILLÉE, fille de Joseph FOURQUIN dit LÉVEILLÉE et Marie BROUILLARD, le 18 juin 1860 à Saint-Aimé de Richelieu. Hermine est née le 4 décembre 1841 à Saint-Aimé de Richelieu et a été baptisée le 5 décembre 1841 à Saint-Aimé de Richelieu. Baptisée sous le nom d’Émilie.

Ils ont eu les enfants suivants :

1 – Célina-Marie PARENTEAU est née le 4 mai 1861 à Saint-Aimé de Richelieu et a été baptisée le 4 mai 1861 à Saint-Aimé de Richelieu. Célina-Marie a épousé Aimé VERRIER, fils de Michel VERRIER et Louise PLANTE, le 13 mai 1882 à Saint-James of Manville, RI, É-U.

2 – Éléonore PARENTEAU est née le 6 avril 1863 à Saint-Aimé de Richelieu et a été baptisée le 6 avril 1863 à Saint-Aimé de Richelieu. Elle est décédée le 2 mars 1865 à Saint-Aimé de Richelieu et a été enterrée le 4 mars 1865 à Saint-Aimé de Richelieu.

3 – Joseph PARENTEAU est né le 27 juillet 1865 à Saint-Aimé du Richelieu et a été baptisé le 28 juillet 1865 à Saint-Aimé du Richelieu. Joseph a épousé Amanda BEAUCHAÎNE, fille d’Isaac BEAUCHAÎNE et Adèle, le 10 avril 1887 à Saint-John-The-Baptist, Warwick, RI, É-U.

4 – Omer PARENTEAU est né vers 1865.

5 – Charles-Léonard PARENTEAU est né le 5 septembre 1867 à Saint-Aimé du Richelieu, et a été baptisé le 5 septembre 1867 à Saint-Aimé du Richelieu.

6 – Fidélia PARENTEAU est née vers 1867.

7 – Éno PARENTEAU est né vers 1869.

8 – Émile PARENTEAU est né vers 1877.

9 – Alcide PARENTEAU est né vers 1879.

10 – Rosanna PARENTEAU. Rosanna a épousé François-Xavier BIRON, fils de Jean-Baptiste BIRON et Julie DE BIRON, le 7 janvier 1889 à Saint-John-The-Baptist, Warwick, RI, É-U.

11 – Aimé PARENTEAU est né le 25 mai 1881 et est décédé le 17 juillet 1964.

 

– II –

Son frère Joseph

Joseph, frère de l’hôtelier Pierre Parenteau du Manitoba

Il a émigré avec femme et enfants en Nouvelle-Angleterre vers 1883

 

Joseph PARENTEAU, voyageur, (ascendance canadienne : Narcisse, François-Régis, Joseph, Pierre-Louis, Pierre) est né le 26 avril 1846, et a été baptisé le 27 avril 1846 à Saint-Aimé du Richelieu. Joseph a épousé (1) Louise LEGAULT.

Joseph a également épousé (2) Élise / Élisabeth LÉVEILLÉE dite FOURQUIN, fille de Louis LÉVEILLÉE dit FOURQUIN et Louise LASALLE, le 22 octobre 1877 à Saint-Michel d’Yamaska. Élise a été baptisée le 23 mai 1850 à Saint-Michel d’Yamaska.

Ils ont eu les enfants suivants :

1 – Louise-Georgina PARENTEAU est née le 29 avril 1878 à Saint-Robert de Richelieu et a été baptisée le 29 avril 1878 à Saint-Robert de Richelieu.

2 – Roch-Edmond PARENTEAU a été baptisé le 15 décembre 1879 à Saint-Michel d’Yamaska.

3 – Philippe PARENTEAU célibataire est né le 5 mars 1882 et a été baptisé le même jour à Saint-Michel-de-Yamaska. Il est décédé le 24 mars 1966 à Bristol, RI, et a été enterré le 28 mars 1966 à St. Joseph Cemetery, West Warwick, RI.

4 – Édward PARENTEAU est né le 15 janvier 1885 et est décédé le 22 janvier 1974.

5 – Flora PARENTEAU est née le 10 novembre 1888 à Hadley, MA. Elle est décédée le 16 février 1978 à Providence, RI, et a été enterrée le 18 février 1978 à Saint-Joseph Cemetery, West Warwick, RI. Flora a épousé Adélard LAMOTHE, fils de Michel LAMOTHE et Phrasie GEVRIS, le 14 janvier 1908 à Saint-Robert de Sorel. Adélard est né le 7 janvier 1889 à Saint-Robert de Richelieu. Il est décédé le premier novembre 1969 à Howard, RI, et a été enterré le 4 novembre 1969 à St. Joseph Cemetery, West Warwick, RI.

6 – Élise PARENTEAU est née le 17 août 1892 à Putnam, Connecticut. Elle est décédée le 29 novembre 1977 à Cranston, RI, et a été enterrée le 2 décembre 1977 à St. Joseph Cemetery, West Greenwich, RI. Élise a épousé Amédée PÉTRIN, fils d’Aimé PÉTRIN et Célina FORCIER, le 22 novembre 1915 à Saint-Robert de Sorel (de Richelieu). Amédée est né le 11 octobre 1894 à Saint-Robert de Richelieu et a été baptisé le 13 octobre 1894 à Saint-Robert de Richelieu. Il est décédé le 22 mai 1978 à Warwick, RI, et a été enterré le 24 mai 1978 à St. Joseph Cemetery, West Greenwich, RI.

 

 

– III –

Le frère cadet de l’hôtelier: Michel Parenteau, aussi au Manitoba

dans la même localité

 

Michel PARENTEAU (ascendance canadienne : Narcisse, François-Régis, Joseph, Pierre-Louis, Pierre,) est né le 10 avril 1853, et a été baptisé le même jour à Saint-Aimé de Massueville. Il était dit décédé lors du baptême de sa fille Marie-Henriette le 22 février 1884 célébré à Saint-Jean-Baptiste (Manitoba), après 4 ans et quelques mois de mariage.

Michel a épousé Joséphine LANCIAULT, fille de Gilbert LANCIAULT et Henriette CHOUINARD, le 10 novembre 1879 à Saint-Jean-Baptiste, Manitoba. Joséphine est née vers 1863. L’acte de mariage comporte une erreur : la mère y est dénommée Philomène Théroux au lieu d’Angèle Théroux. Cette erreur tout comme celle commise dans l’acte de baptême de son frère Pierre sont sans doute dues au fait que leurs deux parents sont morts alors qu’ils étaient encore des enfants.

Lors du recensement de 1881 au Manitoba dans le sous-district Morris ouest, district n°184 Provencher, page 90, Michel avait 28 ans et il était dit être né au Québec et être cultivateur ; sa femme Joséphine avait 18 ans et était dite née au Québec. Ils avaient aussi une fille inscrite comme Odila qui n’avait pas encore un an. Une maison était en construction en 1881 et une autre était habitée.

Selon le recensement de 1911, les parents de Joséphine sont ainsi décrits dans le district Provencher : Gilbert Lanciault chef de famille, né en octobre 1838 et âgé de 73 ans ; Henriette Lanciault*, épouse de Gilbert Lanciault, née en octobre 1840 et âgée de 71 ans. Tous deux sont dits originaires du Québec.

*Son nom avant mariage : Henriette Chouinard.

Ils ont eu les 2 enfants suivants :

1 – Célina PARENTEAU est née le 28 septembre 1880 et est décédée le 2 juillet 1955. Elle ne figure pas au recensement de 1901 chez ses grands-parents Lanciault car elle était déjà mariée avec Joseph Provost âgé de 23 ans selon ce recensement national de 1901 : ils avaient 2 enfants, une fille née en 1899 et un garçon né en 1900, tous deux nés au Manitoba; elle figure sur ce recensement de 1901 comme étant âgée de 20 ans et née le 28 septembre 1880 au Manitoba (Recensement de 1901, district n°10 Provencher, sous-district n°7, municipalité rurale de Montcalm, village Saint-Jean-Baptiste, côté ouest de la rivière).

2 – Délia PARENTEAU. Née le 21 janvier 1884 aux États-Unis selon le recensement de 1901. Elle a épousé Wilfrid CYR le 12 novembre 1901 à Saint-Jean-Baptiste, Manitoba. Elle vivait à l’âge de 17 ans chez ses grands-parents Gilbert Lanciault, 62 ans, et sa femme Henriette Chouinard, 60 ans, lors du recensement de 1901 au Manitoba, à Saint-Jean-Baptiste, district Provencher, sous-district Montcalm, F-5, page 7.

Recensement national de 1881

Michel Parenteau, 28 ans, frère de l’hôtelier Pierre Parenteau et marié avec Joséphine (Lanciault) 18 ans, figure au recensement de 1881. Tous deux originaires du Québec. Une enfant : Odila* 6 mois, née en octobre précédent au Manitoba. District n°184, sous-district Morris Est, page 90, recensement de 1881. *Odila : appelée Célina

Recensement national de 1901

Gilbert Lanciault (Lancieault dans ce recensement), chef de famille, né le 21 octobre 1838 au Québec, 62 ans. Sa femme, Henriette (Chouinard) né le 17 octobre 1840 au Québec. Avec eux : Délia Parenteau, petite-fille âgée de 17 ans et née le 21 janvier 1884 aux États-Unis, fille des défunts Michel Parenteau et Joséphine Lanciault.

L’ex-belle-sœur Lanciault dans le recensement national de 1901

L’ex-belle-sœur de Michel Parenteau, Flavie Lanciault, fille de Gilbert Lanciault et d’Henriette Chouinard, a épousé, le 25 octobre 1897, Félix Beaudet, fils de Joseph Beaudet et de Rose-de-Lima Boisvert : Félix Beaudet fut baptisé au Québec à Deschaillons (Lotbinière) le 7 février 1870. Ses parents Joseph Beaudet et Rose-de-Lima Boisvert sont allés s’établir avec tous leurs enfants dont Félix (âgé d’un an) au Manitoba, dans la paroisse St-Jean-Baptiste (Montcalm), où Félix a épousé, quelque 25 ans plus tard, Flavie Lanciault, le 25 octobre 1897 dans la paroisse St-Jean-Baptiste, municipalité de Montcalm.

Recensement de 1871 province de Québec, page 63, district n°155 Lotbinière sous-district Division première St-Jean, pages 62 et 63 : Félix Beaudet (1870-1959), Lotbinière, âgé d’un an, fils de Joseph (49 ans) et Délima Beaudet (36 ans). Marié avec Flavie Lanciault née vers 1878 et décédée 21 décembre 1959, fille de Gilbert Lanciault et d’Henriette Chouinard ; date et lieu de leur mariage : paroisse St-Jean-Baptiste, municipalité rurale de Montcalm, Manitoba, le 25 octobre 1897.

 

 

Transcriptions d’actes des registres paroissiaux

 

Mariage de Narcisse Parenteau et d’Angèle Théroux dite Laferté  22 août 1837 paroisse Saint-Aimé de Massueville : « Ce vingt deux Aout mil huit cent trente sept, après la publication de trois bans de mariage faite aux prônes de nos messes paroissiales, entre Narcis Parenteau cultivateur fils mineur de Régis Parenteau et d’Angélique Valois, de cette paroisse, d’une part : et Angel Terroux dite Laferty fille majeure de feu Antoine Terroux dit Laferty et de Magdelaine Gingras, aussi de cette paroisse, d’autre part : ne s’étant découvert aucun empêchement et les parens respectifs ayant déclaré consentir au dit mariage, je prêtre curé soussigné ai reçu leur mutuel consentement et leur ai donné la bénédiction nuptiale en présence de Régis Parenteau père, de joseph Parenteau frère de l’époux, de Joseph Terroux dit Laferty oncle, de Jean Baptiste Terroux dit Laferty cousin de l’Epouse, lesquels ainsi que les époux n’ont sû signer. JB Dupuy prêtre. »  

Baptême d’Angèle Théroux, future épouse de Narcisse Parenteau, 20 juillet 1815 paroisse Saint-Michel d’Yamaska : « Lan mil huit cent quinze le vingt de Juillet a été baptisée par moi prêtre soussigné Angel Teroux née daujourdhui du légitime mariage d’Antoine Teroux cultivateur de cette paroisse et de Madelaine Gingras. Le parain a été Julien Peltier la maraine Marie Charlotte Ragnau qui ont ainsi que le père de l’enfant present au baptême déclaré ne scavoir signer.   P Gibert ptre »

Baptême de Pierre Parenteau, fils de Narcisse Parenteau et d’Angèle Théroux, 28 janvier 1851, paroisse Saint-Aimé de Massueville ; l’acte contient une erreur dans le prénom du père (Pierre au lieu de Narcisse) : « Aujourd’hui ce vingt huit Janvier mil huit cent cinquante un, par nous prêtre curé soussigné a été baptisé Pierre né le même jour du légitime mariage de Pierre Parenteau et d’Angèle Théroux. Parrain Modeste Rèche, marraine Marie Couturier qui, ainsi que le père, n’ont su signer. Ed. Lecours ptre. » L’acte de baptême comporte une erreur : le père est appelé du prénom du baptisé (Pierre) au lieu de son véritable prénom (Narcisse).

Baptême de Michel Parenteau, fils de Narcisse Parenteau et d’Angèle Théroux et frère de Pierre Parenteau, 10 avril 1853 paroisse Saint-Aimé de Massueville : « Aujourdhui dix avril mil huit cent cinquante trois, par nous prêtre curé soussigné a été baptisé Michel né le même jour du légitime mariage de Narcisse Parenteau et de Angèle Térou Parrain Narcisse Paul Hus, marraine Géneviève Térou qui, ainsi que le père, n’ont su signer ______________ Ed Lecours »

 

L’acte de mariage de Michel Parenteau, frère de l’hôtelier Pierre, comporte une erreur importante sur le prénom de la mère.

 

Mariage de Michel Parenteau et Joséphine Lanciault Manitoba : « Le dix Novembre Mil huit cent soixante et dix neuf, nous pretre soussigné après la publication d’un ban de mariage faite aux prônes de nos messes paroissiales dispense des deux autres bans ayant été atteinte, entre Michel Parenteau fils majeur de feu Narcisse Parenteau et de feue Philomène Théroux de cette paroisse d’une part, Et Joséphine Lanciault fille mineure de Gilbert Lanciault et d’Henriette Chouinard de cette paroisse d’autre part, ne s’étant découvert aucun empêchement et avec le consentement de mariage et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Gilbert Lanciault, Ismael Gibaut et autres parants et amis. Js Filliault ptre. »

 

 

3 – Une autre famille Parenteau

canadienne-française au Manitoba :

Michel Parenteau, de St-Bonaventure

VOIR AUSSI le tableau Généalogie des premiers Parenteau canadiens-français établis au Manitoba et au Minnesota au 19e siècle sous l’onglet Histoire : Généalogie.

 

Michel Parenteau, cousin germain du grand-père de l’auteur Anatole Parenteau, est allé s’établir au Manitoba.

 

Michel PARENTEAU, cousin de Roch Parenteau (grand-père de l’auteur Anatole Parenteau), est né le 8 avril 1867 et a été baptisé le 8 avril 1867 à Saint-Bonaventure de Drummond. Il était le fils de Pierre Parenteau et Délima-Célina Théroux, donc petit-fils de Joseph Parenteau et Dorothée Forcier, et arrière-petit-fils de Pierre Parenteau et de Marie-Anne Martin.

Le frère de ce Michel Parenteau, Joseph Parenteau marié avec Rose-Délima Parenteau (fille de Louis-Joseph Sr Parenteau et d’Adélaïde Desrosiers dite Deguire) a séjourné dans le Massachusetts, à Holyoke, en 1892-93. Ses autres frères, Pierre-Adélard (Marie-Louise Brouillard) et Arthur ainsi que sa sœur Azélie (Arthur Lalande) avaient émigré ou séjourné en Nouvelle-Angleterre.

*Louis-Joseph Jr Parenteau, fils de ce Louis-Joseph Sr Parenteau, avait émigré au Minnesota.

Ce Michel Parenteau a épousé en premières noces Éléonore ROUGEAU, fille de Jean ROUGEAU et Marie-Marcelline PERRAS, le 10 février 1890 à Saint-Pierre Joly, Manitoba. Cette épouse (Éléonore Rougeau) est née en 1872 aux États-Unis et fut inhumée le 8 janvier 1900 dans la paroisse St-Pierre-Jolys au Manitoba.

Famille de Michel Parenteau au Manitoba

Michel PARENTEAU, cousin de Roch Parenteau, est né le 8 avril 1867 à Saint-Michel d’Yamaska, et a été baptisé le 8 avril 1867 à Saint-Bonaventure de Drummond. Il a épousé (1) Éléonore ROUGEAU, fille de Jean ROUGEAU et Marie-Marcelline PERRAS, le 10 février 1890 à Saint-Pierre Joly, Manitoba.

Michel Parenteau et Éléonore Rougeau résidaient à St-Pierre-Jolys au Manitoba.

Ils ont eu les 5 enfants suivants :

 

1 – Adélard PARENTEAU est né le 2 novembre 1890, 10 ans au recensement de 1901, 15 ans au recensement de 1906 et est décédé le 28 septembre 1955.

2 – Alice PARENTEAU née 6 mai 1892, 8 ans au recensement de 1901, 14 ans au recensement de 1906. Alice a épousé Ludger LACHARITÉ, fils d’Adolphe LACHARITÉ et Malvina LEBLANC, le 12 août 1912 à Sainte-Élisabeth, Manitoba.

3 – Albina PARENTEAU est née vers 1893 à Saint-Pierre-Jolys. Décédée en très bas âge.

4 – Albini PARENTEAU est né le 10 avril 1894. 6 ans au recensement de 1901.  12 ans au recensement de 1906. Il aurait une descendance en Alberta et en Colombie-Britannique.

5- Délia née 10 septembre 1896, 10 ans au recensement de 1906. 4 ans au recensement de 1901.

La mère des 4 enfants survivants, Éléonore Rougeau, est décédée en janvier 1900 et a été inhumée le 8 janvier 1900 à St-Pierre-Jolys. Le père et veuf Michel Parenteau a confié ses 4 enfants survivants à leurs grands-parents maternels Rougeau après le décès de leur mère, c’est-à-dire à la famille de Jean Rougeau âgé de 58 ans et de sa femme Marie âgée de 52 ans,  à St-Pierre-Jolys dans la municipalité rurale De Salaberry.

Le veuf Michel Parenteau a également épousé en deuxièmes noces Rose-Délima LAFRENIÈRE.

suite des enfants de Michel Parenteau

6 – Irène PARENTEAU, 3 ans au recensement de 1906. Irène a épousé Clodomir GÉLINAS, fils de Ludger GÉLINAS et Délia MARCOUILLE, le 2 juin 1926 à Saint-Pierre-Jolys, Manitoba.

7 – Viviane PARENTEAU, 1 an au recensement de 1906, Viviane a épousé Édouard ROUGEAU, fils d’Ulric ROUGEAU et Bernadette PICARD, le neuf mars 1928 à Saint-Pierre-Jolys, Manitoba. Édouard Rougeau était le cousin des enfants du premier mariage de son père.

8- Laura PARENTEAU est née le 28 février 1907. Laura a épousé Léo GÉLINAS, fils de Ludger GÉLINAS et Délia MARCOUILLER, le 17 août 1936 à Saint-Pierre-Jolys, Manitoba.

Les familles Rougeau et Parenteau dans les recensements nationaux

 

Recensement de 1881, famille Rougeau, district Provencher, sous-district Ste-Agathe, Manitoba, page 24 ;

Jean Rougeau 41 ans, né au Québec, cultivateur ; sa femme Marie Perras, 33 ans, née au Québec. Leurs enfant : 1 – Gustave 13 ans, né aux États-Unis, fréquente l’école ; 2 – Ulric 11 ans, né aux États-Unis ; 3 – Léonore 9 ans, née aux États-Unis, fréquente l’école ; 4 -Élie 7 ans, né aux États-Unis, fréquente l’école ; 5 – Élizabeth 5 ans, née aux États-Unis ; 6 – Adèle 2 ans, née au Manitoba ; 7 – Adélia 1 an, née au Manitoba. Famille qui serait arrivée au Manitoba vers 1879.

Recensement de 1891, district Provencher, sous-district Cartier, municipalité rurale de Cartier (à l’ouest de Winnipeg), page 25. 16 avril 1891.

Michel Parenteau 23 ans né au Québec, il sait lire et écrire, «Sec. Foreman n Pnc» ; son épouse «Léonore Rougeau», elle sait lire et écrire, déclarée comme née au Québec alors qu’en 1881 elle est dite née aux États-Unis. Leur enfant Adélard 6 mois, né au Manitoba.

Recensement de 1901 District Provencher dans la municipalité rurale De Salaberry page 1, énumérateur Jean Rougeau : Michel Parenteau est veuf d’Éléonore Rougeau et leurs enfants résident dans la belle-famille, celle de Jean Rougeau et sa femme Marie, grands-parents maternels des enfants. Le veuf Michel Parenteau ne figure pas dans ce recensement de 1901. On ne peut prouver qu’il s’est absenté du Manitoba après le décès de sa femme et après avoir confié ses enfants à ses beaux-parents. Il se serait remarié en Ontario mais on ne sait pas à quelle date.

La famille des grands-parents Rougeau en 1901. Jean Rougeau, cultivateur, 59 ans, né le 4 avril 1842 au Québec ; sait écrire et lire ; Marie-Marcelline Perras-Rougeau, 53 ans, sait lire et écrire ; née au Québec le 5 août 1847. Leurs enfants : 1 – Jean E. A Rougeau, cultivateur, 26 ans, marié, né le 21 mars 1876 aux États-Unis en région rurale (voir recensement de 1906, famille de Jean A. E. Rougeau car il était marié et avait au moins 2 enfants nés avant 1901) ; il était de nationalité canadienne et de religion catholique ; année d’immigration : 1875 ; année de naturalisation : 1879 ;   ce Jean E. A Rougeau, 26 ans, savait lire et écrire ; langue maternelle : français; 2 – Jean Rougeau 17 ans, né au Manitoba rural le 15 juin 1883 ; 3 – Marie J Rougeau 16 ans, née au Manitoba rural ; 4 – Maria L R  ans, 12 ans, née au Manitoba rural, a fréquenté l’école 10 mois durant l’année scolaire ; le beau-père Narcisse Perras 79 ans, père de l’épouse, né au Québec rural 19 mai 1821, ne sait pas lire ni écrire.

Les enfants qu’ils hébergent et qui sont issus du gendre Michel Parenteau et de sa défunte femme Éléonore Rougeau, leur fille : 1 – Adélard Parenteau 10 ans, petit-fils né au Manitoba rural le 2 novembre 1890, a fréquenté l’école durant les 10 mois de l’année scolaire ; 2 – Albini 6 ans, petit-fils né le 10 avril 1894 au Manitoba rural, a fréquenté l’école durant les 10 mois de l’année scolaire, décédé avant le recensement de 1906 ; 3 – Alice 8 ans, petite-fille née au Manitoba rural le 6 mai 1892, a fréquenté l’école durant les 10 mois de l’année scolaire ; 4 – Délila 4 ans, petite-fille née au Manitoba rural le 10 septembre 1896, ne fréquente pas encore l’école. Tous savent écrire et lire sauf Narcisse Perras et l’enfant de 4 ans d’âge. Tous parlent le français comme langue maternelle.

Famille d’Ulric Rougeau, frère de la défunte Éléonore Rougeau, première femme de Michel Parenteau : Ulric Rougeau, chef de famille, marié, 30 ans, né le 6 décembre 1870 aux États-Unis, il sait lire et écrire ; son épouse Bernadette, 21 ans, née le 2 avril 1879 dans le Québec rural ; ils ont deux filles : 1 – Anna née le 1er mars 1898 dans le Manitoba rural ; 2 – Évangéline 1 an, née le 8 avril 1898 dans le Manitoba rural.

IL y avait aussi dans la municipalité de Salaberry la famille de Noël Rougeau, cultivateur et veuf de 41 ans, vivant avec ses 4 fils âgée de 4 à 10 ans. Il ne savait pas lire, ni écrire mais ses enfants allaient à l’école.

Joseph Rougeau 76 ans, chef de famille, né le 13 mai 1824 dans le Québec rural. Établi à Labroquerie, Manitoba. Marie son épouse est née le 5 avril 1822 dans le Québec rural.

Recensement de 1906, données récoltées le 10 juillet 1906. District Provencher, sous-district n°9 page 40 : paroisse St-Pierre-Jolys. Famille de Michel Parenteau marié en deuxièmes noces avec Délima Lafrenière.

262 – Michel Parenteau, 39 ans né au Québec ; Délima Parenteau, sa femme en deuxièmes noces, 35 ans, née en Ontario. Les enfants issus du premier mariage : 1 – Adélard 15 ans né au Manitoba ; 2 – Alice 14 ans, née au Manitoba ; 3 – Albani (garçon) 12 ans, né au Manitoba ; 4 – Délia 10 ans née au Manitoba ; Deux filles issues du 2e mariage : 5 – Irène 3 ans, née au Manitoba ; 6 -Vivianne 1 an née au Manitoba. Recensement de juillet 1906, district Provencher, sous-district n°1, lieu : St-Pierre, lot 27. 64 E.

142 – Jean E A Rougeau chef de famille, marié, 32 ans, né aux États-Unis en 1876, 14, canton 6, rang 3 East, méridien E1 ; lieu de résidence : Otterburne (près de St-Pierre-Jolys) ; sa femme Florentine 30 ans, née au Manitoba. Ils avaient 5 enfants tous nés au Manitoba. Il résidait chez ses parents en 1901 (voir Recensement de 1901, famille de Jean Rougeau).

143 – Jean Rougeau, chef de famille, 67 ans, né au Québec ; son épouse Marie 60 ans, née au Québec ; leur fils Aldige 22 ans, non marié, né au Manitoba. 24, canton 6, rang 3E, méridien E1. Lieu de résidence : Otterburne.

146 – Ulric Rougeau, chef de famille, marié, 36 ans, né au Manitoba, CPR back ; son épouse Bernadette 28 ans, née au Québec. Leurs filles : Marie-Anne, 8 ans, née au Manitoba ; Marie-E. 7 ans, née au Manitoba. 6 vaches laitières, 8 autres bovins. Lieu de résidence : Otterburne.

 

 

4 – Parenteau américains

 

 

A – Les Parenteau et Parranto du Minnesota

 

 

Tous les Parenteau des Prairies du Canada (Manitoba et Sakatchewan) et des États-Unis ont leurs origines à Yamaska, qu’ils soient canadiens-français, canadiens anglophones ou américains, et quelle que soit l’orthographe du nom, Parenteau, Parranto et Peronto ou encore Mathurin dit Parenteau ou Parenteau dit Mathurin.

On connaît déjà les origines québécoises des Parenteau et Parranto du Minnesota et des États américains voisins, descendants de Pierre Parenteau et de Marguerite Vadnais mariés en 1841 dans la paroisse Saint-Aimé de Massueville. Ils étaient établis à Centerville au Minnesota. Ce Pierre Parenteau était le fils d’Antoine Parenteau et de Marguerite Théroux de Saint-Aimé Massueville, donc petit-fils de Jean-Baptiste Parenteau et de Geneviève-Cécile Dumas d’Yamaska, et donc arrière-petit-fils de Joseph et Marie-Jeanne Georgeteau dite Jolicoeur.

Un document manuscrit datant des années 1960, non signé et conservé par des Parenteau du Minnesota, mérite d’être sauvegardé, résumé et transcrit intégralement ici après correction d’une date mise ici en en italique. Il relate une tradition orale selon laquelle ce dénommé Pierre Parenteau, né le 29 novembre 1818 à Yamaska et fils d’Antoine Parenteau et Marguerite Théroux, alla résider à 16 ans près d’Albany dans l’État de New York chez un prêtre de paroisse qui lui aurait enseigné certains rudiments de la médecine de cette époque. De retour au Canada, il se maria avec Marguerite Vadnais le 25 octobre 1841 et vécut sur une ferme qu’il avait achetée à Yamaska. En 1856 il émigra avec sa femme et ses enfants à Little Canada au Minnesota et un an plus tard près de là à Centerville, un établissement alors peuplé par des Canadiens-français. Il quitta Centerville avec sa famille à cause des guerres avec les Autochtones : il retourna à Little Canada et ne revint à Centerville que lorsque la paix fut revenue. Le couple aurait eu 18 enfants dont un couple de jumeaux. Durant toute sa vie, ce Pierre Parenteau pratiquait sa «médecine» auprès de la population de Little Canada et de Centerville où il est décédé en 1901. Il fabriquait des remèdes avec des herbes et des écorces et des potions avec du savon à plancher et du blanc d’œuf. Le document raconte par la suite la vie de son fils Cyril (ou Pierre) et de ses descendants et le reste du document devient plutôt d’intérêt local pour cette lignée. Voir le manuscrit ici-bas.

Les Peronto américains descendent, par Régis Parenteau et Marguerite Lepire, de Joseph Parenteau fils de Joseph Parenteau et Marie-Rose Martin et plus haut de Joseph Parenteau et de Marie-Jeanne Georgeteau. Leur fils Régis Parenteau s’est marié à Green Bay au Wisconsin à Sophia Languedoc le 11 octobre 1846.

 

 

Un manuscrit exceptionnel

sur les origines des Parenteau du Minnesota.

Cliquer sur les images des manuscrits

Merci à Anne Wilson-Thompson du Wisconsin qui a transmis une copie

de ce manuscrit exceptionnel écrit vers 1968.

1

 

« In the late 1700’s four brothers left France for the new world and settled in Three Rivers*, Canada. One of the four brothers was named Jon. Jon had a son named Antoine, and Antoine had a son named Peter born Nov. 29th 1819 in Yamaska, Quebec near Three Rivers.* At the age of 16 years, Peter went to New York State and resided near Albany. Peter then lived with a parish priest learning many medicines and cures until his return to Canada in 1842. Also, in 1842 Peter married Margaret Vadnais in Oct. 15th in Quebec and they lived on a farm he had purchased They had eighteen children in the years to come with only one set of twins. In 1856 Peter and his family moved to Little Canada living there one year and then moving to Centerville, Minnesota. Sometime around 1860 the French settlers of Centerville (then Centerville was often referred as the French settlement) fled with their families because of the Indian War. They made a one way trip and remained there until it was sage to return.

Not all returned, many stayed in the town they had sought refuge, in Little Canada. Peter returned with family to Centerville where they were to remain. The youngest of Peter’s children was Cyril, born June 20th 1865, registered in Centerville in July 24, and baptized in Aug 6th by Fr. Goiffon.

During these years Peter was admistering medical aid to the people of the area, drawing on the knowledge he had acquired while living with the parish priest as a boy.  He gathered herbs and bark to make the medicine and used soap, flour, And egg white to make a potions.

In 1891 Cyril married Mary Peloquin Desautels who was born Apr. 10th 1875. Her family had come from Sorrell, Canada.

*Trois-Rivières

 2

 

(SUITE) Cyril and Mary farmed in Centerville, they had eleven children. Cyril was mayor of Centerville in 1899 & 1900. In 1903 he brought the first tractor to the (1 mot), Dr, Delmas.

Cyril’s father, Peter, died in 1903 and is buried in Centerville. His mother, Margaret, died in 1905 and burial in Hugo. Cyril’s wife, Mary, died on her birthday, April 10th 1941. Cyril died on Feb. 3rd 1960 just short of his 90th birthday. Both are buried in Hugo. During the 1958 State Centenial, Cyril was honoured as the oldest person (93) in White Bear Lake and the (1 mot) (Grand ?) Marshall. Cyril sixth child was Mitchell (Mitch) born on a farm near Withrow, Aug. 5, 1903. Mitch with his parents moved to White Bear Lake in 1909. He finish high school in 1924 (3 mots) entered Rasmussen School of Business. Mitch started into the meat business in 1929 on his own after working for other meat markets. He married Marguerite Bazille Oct. 14, 1930 and had their first child, Richard, in 1934. Another son was born in 1936. On 1939 Mitch bought the Gerken Hardware building on Fourth (1 mot) Banning and expanded into both meats and groceries. Delivery service was very important then and he had five trucks with two routes per day operating during World War II. In 1943 Marylyn was born and Michael in 1947. In 1949 Mitch went into the clothing bisiness and in 1959 moved into the building that he had had his groceries (1 mot) meat in this to wher the store has remained ? (1 mot), Parenteau’s Clothing, Mitch, who was active on both his business and the Community, died on July 6th, 1962. Dick, John, Marilyn and Mike, along with their mother are all (1 mot) residents of White Bear Lake. Dick married Sally (1 mot) in 1955 and they now have three children,

 

 3

Jeanne, Cheri and Jeff. Marilyn married Thomas Sklar in 1968 and they have twins boys one year old, Mathew and Kirk. John and Mike are living at home with their mother, Marguerite. »

 

B – PARANTEAU EN ILLINOIS 

VOIR PARENTEAU VOYAGEURS : UN VOYAGEUR ILLUSTRE IN 1825, ROBERT O. PARANTEAU

 

C – PARENTEAU EN NOUVELLE-ANGLETERRE

New England

Nouvelle-Angleterre abcvoyage.com

Parenteau en Nouvelle-Angleterre (États-Unis) :

VOIR tableaux généalogiques dans GÉNÉALOGIE sous l’onglet HISTOIRE.

 

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