VII – Mathurin Parenteau, fils de Pierre-Louis, quatrième branche

Article mis à jour le 18 octobre 2017

 

VII

 

 

Mathurin Parenteau (1723 – 1791)

Marie-Madeleine Badaillac dite Laplante

______________________________

Descendance métisse

Troisième génération – Quatrième branche

 

Caughnawaga Indians in Snowy Landscape. Oil by Cornelius Krieghoff. Collection privée. Usage à but éducatif seulement. www.artnet.com.

Caughnawaga Indians in Snowy Landscape. Huille par Cornelius Krieghoff. Collection privée. Usage à but éducatif seulement. www.artnet.com. Cliquer sur l’image.

 

Mathurin Parenteau, quatrième des fils de Pierre-Louis Parenteau et de Marguerite Saint-Laurent, est né à Yamaska dans le rang du Petit-Chenal le 25 mai 1723 et fut baptisé le 6 juin suivant (registres de Saint-François-du-Lac). Son parrain fut son oncle Mathurin Berthelot qui demeurait en face de l’autre côté du Petit-Chenal sur l’île du Domaine, et la marraine fut Isabelle Desrosiers.

Mathurin Parenteau, âgé de 26 ans et 7 mois, passa un contrat de mariage le premier février 1750  avec Marie-Madeleine Badaillac dite Laplante née le premier août 1732. L’acte fut rédigé par François Carry, capitaine de milice d’Yamaska, en présence de Jean Petit, capitaine de milice alors malade. (Le contrat fut déposé dans le greffe du notaire  avril 1750.) Ils se marièrent le 2 février 1750 à l’église d’Yamaska.  Ils eurent leur premier enfant, Pierre-Mathurin, neuf mois plus tard le 7 novembre.  Trois mois plus tard, Mathurin se fit concéder le 11 février 1751 une terre de 3 arpents de front sur 25 de profondeur, située dans l’arrière-fief de Grandmesnil à Yamaska (notaire Pillard, ANQTR). Mais le 2 août suivant, incapable de payer une dette de 51 livres envers un négociant de Montréal, il demanda à la cour un délai, le temps de vendre ses bestiaux (BAnQ cote TL3, S11, P4308). Il vendit finalement sa terre au forgeron François Bibeau le 2 mars 1753 (Notaire Rigaud, ANQTR) en se réservant cependant des poutres de pin équarries qui s’y trouvaient. Le prix de vente fut de 475 livres qui ont été versées à Mathurin en billets d’ordonnance imprimés (notaire Rigaud, ANQTR).  On ne sait où il alla demeurer en 1753 suite à ces problèmes financiers. Est-ce dans l’Ouest canadien ou à Saint-Sulpice où résidaient son frère «voyageur» Jacques du moins en 1757-58  et de nombreux voyageurs en attente du signal de départ pour le Nord-Ouest canadien dans le cadre de la traite des fourrures ?

Ce n’est que dix ans plus tard, le 28 février 1763, que Mathurin Parenteau se fit à nouveau concéder par Joseph-Godefroy de Tonnancour, procureur de l’abbé Thiersant demeurant à Paris, une terre de 3 arpents de front sur 30 de profondeur, de front sur la rivière Yamaska, côté ouest dans le fief Thiersant (Saint-Aimé-de-Massueville) avec l’obligation de la défricher et d’y construire une maison habitable dans l’année qui suivrait. Lors du recensement de 1765 Mathurin Parenteau possédait toujours cette terre avec une maison dans laquelle il vivait avec sa femme et ses enfants. Il avait déjà 4 arpents ensemencés. Il possédait 2 bœufs, 2 vaches, 4 moutons, 1 cheval et 2 cochons (Rapport de l’archiviste de la province de Québec 1936-37, p.103).  

 

Mathurin Parenteau a-il séjourné dans l’Ouest canadien plusieurs années ?

 

Leur deuxième enfant, Madeleine, est née le premier janvier 1769 et décédée trois semaine plus tard à Yamaska, quelque dix-huit années après la naissance de leur premier enfant. Il y a  lieu de se demander si Mathurin fut absent de sa famille ou du moins de la région pendant une dizaine d’années puisqu’il vendit sa première terre en 1753 pour en acheter une autre seulement dix ans plus tard en 1763. Le couple n’aurait pas eu pas d’enfant entre 1751 et 1768. Ont-ils été séparés toutes ces années, se voyant seulement durant de courts séjours entre deux « voyages » de traite des fourrures ? Sa femme l’attendait-elle chez ses parents à Saint-Aimé ou à St-Sulpice tandis qu’il serait dans les «pays d’en haut» alors appelés le Nord-Ouest (Manitoba et Saskatchewan et parfois les Territoires du Nord-Ouest ? On sait qu’il est allé plus tard demeurer à St-Sulpice avec sa femme, probablement pour du travail qui pourrait avoir eu des liens avec le commerce de la fourrure. 

Deux de leurs 5 enfants y sont nés en 1774 et 1776. L’un d’eux, Joseph fut engagé le 9 mars 1792 à l’âge de 17 ans pour aller dans le Nord-Ouest et en revenir l’année suivante  dans le cadre du commerce des fourrures.

Mathurin fils de Pierre-Louis Parenteau est décédé à l’âge de 68 ans et fut inhumé le 14 août 1791 à Yamaska.  Trois faits portent à conclure que la traite des fourrures fut une importante source de revenus: 1- sa longue absence (ou ses longues absences) du foyer familial et des registres paroissiaux du Québec, 2- son déménagement à St-Sulpice (QC), et 3- le mariage de sa fille avec le voyageur Germain Pelletier.

 

Cheppewas à la chasse, 1861, Krieghoff. Musée des beaux-arts de Montréal.

Cheppewas à la chasse, 1861, Krieghoff. Musée des beaux-arts de Montréal.

 

 

Enfants de Mathurin Parenteau et de Marie-Madeleine Badaillac (Badayac) dite Laplante mariés à Yamaska le 2 février 1750

 

NOTE. les registres civils de la paroisse de Saint-Boniface au Manitoba n’ont pu être sauvés de l’incendie de l’église-cathédrale survenu le 14 décembre 1860.

 

1- Pierre-Mathurin Parenteau né à Yamaska le 7 novembre 1750 et baptisé le lendemain. Ses  nom et prénom n’ont plus figuré dans les registres paroissiaux du Québec par la suite.
2- Madeleine Parenteau née le premier janvier 1769 et baptisée cinq jours plus tard à Yamaska. Elle fut inhumée trois semaines plus tard à Yamaska. Cette enfant est née quelque 15 ans après la naissance de l’enfant précédent.
3- Marie-Madeleine-Antonine Parenteau née et baptisée le 10 mai 1771 à Yamaska. Parrain : son frère Pierre âgé de 20 ans. Mariée avec Germain Pelletier « voyageur » pour le commerce des fourrures, le 24 janvier 1791 à Yamaska. Elle est décédée à Montréal le 9 février 1818 et fut inhumée le lendemain aussi à Montréal.
4- Joseph né et baptisé le 5 juin 1774 à St-Sulpice (QC). Son parrain et sa marraine furent François Perrault et Marie-Josephte Langlois. Après son baptême il ne figure plus dans les registres paroissiaux du Québec. Il est le Joseph Parenteau qui fut engagé à l’âge de 17 ans et 9 mois le 9 mars 1792 pour aller dans le Nord-Ouest et en revenir l’année suivante (notaire Louis Chaboillez, Bibliothèque et Archives nationales du Québec à Montréal). Il figure aussi sur la liste des voyageurs de la Compagnie du Nord-Ouest à Red Deer en 1798-1799 (New Light on the Early History of the Greater Northwest Alexander Henry and  David Thompson, vol.3, p. 984). Établi et hypothétiquement marié au Manitoba (avec Suzanne Doyon ?).

 

Le fils de Joseph Parenteau et hypothétiquement de Suzanne (Doyon ?) :

Joseph Parenteau marié avec Suzanne Richard – (Daigneault, surnom hypothétique) : mariage certifié.

 

Les enfants de Joseph Parenteau et de Suzanne Richard (-Daigneault, surnom hypothétique). Mariage certifié.

NOTE. les registres civils de la paroisse de Saint-Boniface au Manitoba n’ont pu être sauvés de l’incendie de l’église-cathédrale survenu le 14 décembre 1860.

Joseph et son hypothétique épouse métisse Suzanne Doyon auraient eu un fils appelé Joseph Parenteau qui s’est marié avec Suzanne Richard (-Daigneault, hypothèse). Ce fils Joseph et sa femme Suzanne Richard (-Daigneault, surnom hypothétique) ont eu, de façon certaine et vérifiable, les trois enfants qui suivent avec comme nom ou surnom de famille  Mathurin ou Parenteau :

 

1-  Élie Mathurin épousa Marie Bériault-Boisclair le 25 novembre 1862 à Saint-Boniface;

2-  Marguerite Mathurin épousa William Racette le 9 février 1864 à Saint-Boniface;

3- Mathurin Parenteau épousa Madeleine Lapointe le 23 avril 1872 à St-Boniface.

Others ? Hypothèse.

VOIR l’article Les Parenteau des Prairies canadiennes et des États-Unis sous l’onglet Histoire

 

5- François né et baptisé le premier janvier 1776 à St-Sulpice (QC). Son parrain et sa marraine furent Basile Picher et Marguerite Langlois. Il est décédé à l’âge de deux mois le 29 février 1776 à Yamaska.