V – Pierre Parenteau – Fils de Pierre-Louis, deuxième branche

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Mis à jour 2017, le premier septembre.

 

 

V

 

 

Pierre Parenteau (1717 – 1782)

1- Madeleine Rondeau   2- Marie Georgeteau

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Troisième génération – Deuxième branche

 

 

Pierre Parenteau, fils de Pierre Parenteau et de Marguerite Saint-Laurent, est né le 31 juillet 1717 dans le Petit-Chenal d’Yamaska et fut baptisé trois semaines plus tard, le 22 août (registres de Saint-François-du-Lac).  Il se maria deux fois. Il semble qu’il aurait gagné sa vie dans la construction de maisons à Yamaska comme le firent son fils Pierre et ses petits-fils à Montréal. Les quatre fils de ses deux mariages et ses huit petits-fils survivants ont tous été des «voyageurs» dans l’Ouest pour les compagnies de traite de fourrure. Au moins deux de ses petits-fils se sont établis au Manitoba et sont les ancêtres de Parenteau métis du Manitoba et de la Saskatchewan.

 

Sa terre au Petit-Chenal d’Yamaska

 

La mort accidentelle de son père Pierre-Louis est mentionnée dans une concession de terre faite par sa veuve devant le notaire H.-O. Pressé le 20 juin 1745 (ANQTR). La veuve Parenteau, Marguerite Saint-Laurent, sous la pression de ses enfants, se hâta de faire enregistrer devant notaire des donations de terre que son défunt mari avait faites verbalement à deux de ses fils, Joseph (date non connue) et Pierre (29 octobre 1743). Cette terre donnée au fils de Pierre-Louis, Pierre, se trouvait dans la réserve de terres que Pierre-Louis avait obtenue pour ses enfants lorsqu’ils seraient adultes au Petit-Chenal d’Yamaska vers le bout nord de ce rang.

 

 

Son premier mariage en 1745 : Madeleine Rondeau

 

Il se maria une première fois le 27 avril 1745 avec Madeleine Rondeau, fille de Joseph Rondeau et de Marie Passerieu à Saint-Ours, en présence de ses parents, du seigneur d’Yamaska, Pierre Petit, et de Louis Giguère qui demeurait sur l’île du Domaine d’Yamaska, côté Petit-Chenal, en face des Parenteau. La veille le couple avait signé leur contrat de mariage devant le capitaine de milice de la paroisse de Saint-Ours qui agissait comme délégué du notaire Pressé de Trois-Rivières.

Cinq semaines plus tard  Pierre Parenteau perdit son père, Pierre-Louis mort accidentellement le 4 juin 1745. De son vivant  son père lui avait concédé verbalement une terre dans la réserve familiale.  Sa mère veilla à faire régulariser cette concession de terre  le 17 janvier 1746 dans un acte notarié signé dans leur maison du Petit-Chenal en présence du capitaine de milice Jean Petit agissant comme délégué du notaire Pressé. Quelques jours plus tard, le 26 janvier  Pierre Parenteau et Madeleine Rondeau devenaient les parents de leur premier enfant, Marie-Josette. Ils auront eu en tout quatre enfants dont deux sont parvenus à l’âge adulte : Marie-Josette et Pierre.

 

Il participa avec son frère Joseph à un règlement de compte en 1749 contre un jeune homme arrogant du voisinage

 

Selon les minutes de la Juridiction royale de Trois-Rivières du 3 octobre 1749, Pierre Parenteau 32 ans, fut condamné pour avoir aidé son propre frère Joseph 27 ans, à frapper à coups de poing le fils du voisin, Joseph Desrosiers 18 ans. Il aurait lui-même donné deux coups de poing à ce Desrosiers fils pour ensuite le séparer de son frère Joseph qui le battait (ANQ cote TL3, S11, P3999).

Le 30 décembre 1751 Pierre Parenteau fut choisi pour vérifier la qualité des travaux de construction d’une maison que la veuve de Jean Petit venait de se faire bâtir par Joseph Deguire dit Desrosiers, ce qui nous apprend qu’il avait  des connaissances au plan des techniques de la construction et qu’il semblait gagner sa vie comme charpentier, du moins occasionnellement..   

 

Un de ses fils ainsi que des petits-fils ont travaillé dans la construction à Montréal

 

Pierre, le deuxième enfant de Pierre Parenteau et Madeleine Rondeau, est né le 29 juin 1748 à Yamaska.  Une fois adulte, il demeurait avec sa femme Marie-Louise Lefebvre à Montréal où il travaillait comme journalier. Il fut engagé une première fois en 1769 pour se rendre dans la région des Grands Lacs, y conduire un canot de marchandises et en revenir dans un canot chargé de peaux de fourrure. Ce couple Lefebvre-Parenteau a eu douze enfants dont sept sont parvenus à l’âge adulte. Leurs cinq garçons une fois adultes ont travaillé dans la construction comme charpentiers et maçons à Montréal. Ils ont fait eux aussi de nombreux voyages dans l’Ouest canadien pour les négociants de fourrure de Montréal. Ces Parenteau  urbains, «voyageurs» et ouvriers de Montréal, descendants du couple Rondeau-Parenteau, n’ont plus de descendants du patronyme Parenteau au Québec mais seulement des Parenteau métis au Manitoba et en Saskatchewan.

  

Une descendante a demandé l’aumône à Joseph Papineau

 

Une arrière-petite-fille de Pierre Parenteau et de Madeleine Rondeau est mentionnée dans une lettre de Joseph Papineau, père du chef des Patriotes de 1837-38. Elle était la fille de Jean-Baptiste Parenteau, maçon et charpentier, et de Marie-Louise Charpentier et donc petite-fille de Pierre Parenteau et de Marie-Louise Lefebvre et arrière-petite-fille de Pierre Parenteau et de Madeleine Rondeau. Elle marcha du faubourg Saint-Laurent sur la rue du même nom jusqu’à la rue Bonsecours de Montréal en juin 1832 et s’arrêta devant une fenêtre de la  maison des Papineau pour demander l’aumône à Joseph Papineau, père du patriote Louis-Joseph Papineau. Elle dit lui  qu’elle se nommait Parenteau et que son père était malade. Elle ne lui parla que par la fenêtre. Une épidémie de choléra sévissait alors à Montréal. Pour échapper à la contagion, des familles riches allèrent séjourner à la campagne et ce fut le cas des Papineau qui sont allés à Yamaska où ils avaient des cousins Papineau (Lettre de Joseph Papineau à sa fille Rosalie, 19 juin 1832, RAPQ 1951-52, pp.274-275). Le père de cette jeune fille, Jean-Baptiste Parenteau, bâtissait des maisons à Montréal (contrat de construction, entre lui et François Coty, 19 mars 1811, notaire J.-M. Cadieux, ANQM). Le petit-cousin de cette jeune fille Parenteau, le voyageur Pierre Parenteau, est mort du choléra qui sévissait aussi à Bytown (Ottawa) en 1832 (voir la biographie de ce voyageur dans l’article Un Parenteau illustre en 1825, sous l’onglet Voyageurs.

 

Louis Dulongpre. Joseph Papineau, père du chef patriote Louis-Joseph Archives Canada

Louis Dulongpré. Joseph Papineau, père du chef patriote Louis-Joseph Papineau. Bibliothèque et archives Canada.

 

Maison Papineau rue Bonsecours. www.ameriquefrancaise.org

Maison de la famille Papineau sur la rue Bonsecours à Montréal

 

 

Un petit-fils a fondé une lignée de Parenteau métis au Manitoba

 

Joseph (-Victor) était l’un des enfants du couple Pierre Parenteau-Marie-Louise Lefebvre et le petit-fils du couple Rondeau-Parenteau et l’arrière-petit-fils de Pierre-Louis. Il s’installa au Manitoba, à Rivière-Rouge et eut comme femme l’Amérindienne Suzanne Cri. L’année de naissance de ce Joseph, 1776, et ses nom et prénom correspondent exactement  à ceux relevés par une importante étude sur les premiers Canadiens-français établis au Manitoba : The Genealogy of the First Métis Nation, The Development and Dispersal of the Red River Settlement 1820-1900, par D.N. Sprague et R.P. Frye. Ce Joseph (-Victor) Parenteau est le père de Pierriche Parenteau, bras droit de Louis Riel et aïeul de nombreux descendants Parenteau en Saskatchewan et en Alberta. Voir sous l’onglet Histoire : VIII – Les premiers Parenteau des États-Unis et des Prairies du Canada.

 

 

 Son deuxième mariage en 1755 : Marie Georgeteau,

demi-sœur de Jeanne Georgeteau dite Jolicoeur, la femme de Joseph.

 

 

Madeleine Rondeau, la première femme de Pierre Parenteau fils de Pierre-Louis, est décédée en 1753 ou 1754.  Après un an ou deux de veuvage, Pierre Parenteau, 37 ans, se remaria le 13 janvier 1755 avec Marie Georgeteau dite Jolicœur,  22 ans, demi-sœur de Marie-Jeanne (Jeanne Jolicœur) mariée à son frère Joseph Parenteau. Elle ne portait habituellement que le prénom Marie et que le nom de Jolicœur. Elle demeurait à Yamaska depuis trois ans.  Elle était la fille de Claude Georgeteau dit Jolicoeur et de sa deuxième femme, Marie-Anne Defond d’Yamaska. Claude Georgeteau était originaire de Sainte-Croix de Machecoul, évêché de Nantes en Bretagne (Loire-Atlantique). Pierre Parenteau et Marie Georgeteau eurent six enfants et élevèrent les deux enfants survivants du premier mariage de Pierre avec Madeleine Rondeau. Ils vendirent le 4 mai 1763 leur ferme du Petit-Chenal sur laquelle il y avait une petite maison et une petite étable (notaire Pillard ANQTR).

Ce Pierre Parenteau est, avec sa deuxième femme Marie Georgeteau, le père et grand-père des Parenteau qui vivaient à Sorel et qui allèrent souvent en canot dans la région des Grands Lacs et dans l’Ouest canadien pour le commerce des fourrures. L’un des fils de ce deuxième mariage, Chrysostome, marié avec Josephte Aucoin,  possédait son propre canot de «voyageur». VoIr III – Un voyageur illustre en 1825, sous l’onglet Voyageurs.

Ce Pierre Parenteau et sa femme Marie Georgeteau ont aussi des descendants agriculteurs par leurs fils Joseph et François, établis d’abord à Saint-Aimé et Saint-Robert, puis à Saint-Guillaume d’Upton, Saint-Bonaventure et Sawyerville. Ce Pierre Parenteau, fils de Pierre-Louis, est décédé à l’âge de 64 ans et 8 mois et fut inhumé à Yamaska le 1er mai 1782. Marie Georgeteau, sa deuxième femme, est décédée le 27 mars 1799 à Yamaska à 63 ans.  Environ 3% des Parenteau mariés en Amérique du Nord sont leurs descendants.

 

Son petit-fils Michel Parenteau, fils de Chrysostome, battu avec un manche à balai par la voisine de logis en 1854

 

Michel Parenteau fils de Chrysostome Parenteau et de Josephte Aucoin et frère des deux «voyageurs» Jean et Pierre, était cordonnier dans la paroisse Sainte-Victoire. Il est né le 29 septembre 1798 à Yamaska. Il fut «vieux-garçon» jusqu’à l’âge de 67 ans et habitait dans la maison de Jean Potvin dit Gagné marié à Émérence Robidoux, dans un logement séparé de celui des Potvin. Le mercredi matin 9 août 1854, alors qu’il avait 56 ans, il se querella avec la voisine de l’autre logis de la maison, Émérence Robidoux. Les chicanes étaient d’ailleurs fréquentes entre eux selon les témoins. Celle-ci voulait tenir ouvert le contrevent de la chambre de Michel Parenteau qui voulait le garder fermé. Le ton monta de part et d’autre. Émérence Robidoux enleva le contrevent de la fenêtre de Parenteau qui s’est  alorsmis à la poursuivre autour de la maison en réclamant son contrevent. Émérence tenait aussi dans ses mains un manche à balai avec lequel elle frappa Parenteau violemment au bras gauche en l’injuriant. Parenteau porta plainte trois jours plus tard. Le juge de paix écouta sa version des faits et celles des témoins et constata la blessure de Parenteau au bras gauche le 16 août suivant : ce même jour le juge de paix lui donna raison et condamna Émérence Robidoux à dédommager Parenteau de la somme d’une livre et 18 chelins ou à un mois de prison si elle ne s’acquittait pas immédiatement de cette somme et des frais de cours (Archives nationales du Canada, MG8-F89). Michel Parenteau s’est marié une première fois à l’âge de 67 ans avec Julie Langlais âgée de 76 ans le 8 mai 1865 à Saint-Robert et trois plus tard avec Angèle Saint-Germain, 56 ans, le 20 mars 1868 à Yamaska. Lors du recensement de 1881, Michel Parenteau, rentier, avait 82 ans et sa 2e femme Angèle Saint-Germain 60 ans.

 

Enfants du mariage de Pierre Parenteau avec Madeleine Rondeau :

 

1)    Madeleine-Josephte : baptisée le 26 janvier 1746 à Yamaska; parrain et marraine : Joseph Parenteau et Marguerite Saint-Laurent. Mariée avec Jean-Baptiste Querry, originaire de La Martinique, le 10 août 1772 à Sorel. Décédée le 1er janvier 1817, âgée de 71 ans à Sorel et inhumée le lendemain à Sorel.

2)    Pierre : né à Yamaska le 29 juin 1748 et baptisé à Yamaska le 30 juin 1748; parrain et marraine : Louis Cottenoire et Madeleine Parenteau. Marié  avec Marie-Louise Lefebvre le 27 avril 1772 à Montréal. Établi à Montréal dans le faubourg  Saint-Laurent. Journalier, il travailla dans le domaine de la construction. Il fut «voyageur» en 1769, 1788, 1791 et 1801.

3)    Marie-Jeanne : baptisée à Yamaska le 27 septembre 1751; parrain et marraine : son oncle Augustin Parenteau et sa grand-mère Marguerite Saint-Laurent. Sépulture le 7 avril 1752 à l’âge de 6 mois à Yamaska.

4)    Marguerite : baptisée à Yamaska le 22 juillet 1753. Sépulture le 27 juillet suivant à Yamaska. 

 

Enfants du deuxième mariage de Pierre Parenteau avec Marie Georgeteau :

 

1)    Joseph : baptisé le 1er décembre 1755 à Yamaska; parrain et marraine : Joseph Desrosiers et Marie-Jeanne Georgeteau dite Jolicœur. Sépulture à Yamaska dix jours plus tard le 11 décembre  1755.

2)    Chrysostome  : né vers 1757 à Yamaska. Pierre Boileau dans «Ces Parenteau qui nous mènent en haut» pp. 17 et 18  en est arrivé à la conclusion que ce Chrysostome et son supposé frère Jean (voir plus bas) sont la même personne. Marié le 6 octobre 1783 à Sorel avec Josephte Aucoin, fille de Pierre Aucoin, un Acadien né à Cobequit, Truro, en Acadie (Nouvelle-Écosse), agriculteur, et de Marie-Josephte Brisson, de Sorel. À son mariage il est désigné comme étant de la paroisse d’Yamaska; son demi-frère Pierre Parenteau et son beau-frère Jean-Baptiste Querry furent présents au mariage. Décédé le 11 janvier 1810. Canotier «voyageur» dans l’Ouest canadien pour les commerçants de fourrure. Il possédait son propre canot.

Deux de ses fils, Jean-Chrysostome et Pierre-Chrysostome, furent aussi «voyageurs» dans l’Ouest canadien et n’ont pas de postérité mariée au Québec : le premier, Jean, est l’ancêtre d’une descendance Parenteau métis au Manitoba; le deuxième, Pierre, a conduit en canot l’explorateur britannique John Franklin jusqu’au lac à l’Ours près de l’océan Arctique dans les Territoires-du-Nord-Ouest,  en 1825 : il a une descendance en Illinois aux États-Unis LIRE L’ARTICLE UN ILLUSTRE VOYAGEUR EN 1825 SOUS L’ONGLET VOYAGEURS.

3)    Joseph : né le 13 février 1761 à Yamaska et baptisé le lendemain à Yamaska. Marié avec Elizabeth Lavallée le 29 janvier 1787 à Sorel. Il fut «voyageur» en 1784. Désigné à son mariage comme domicilié dans la paroisse de Sorel. Deux autres de ses enfants ont une descendance Parenteau : Joseph marié avec Marie Danis le 9 juin 1828 à Yamaska et Théophile marié avec Geneviève Brouillard le 7 juin 1831. Postérité Parenteau au Québec.

4)    Michel : né et baptisé le 26 avril 1764 à Yamaska; parrain et marraine : Michel Parenteau, oncle, et Marguerite Couturier. Sépulture le 15 novembre 1772 à Yamaska à l’âge de 8 ans.

5)    François : baptisé le 7 février 1770 à Yamaska. Marié avec Marie Hus dite Milette et dite Beauchemin le 23 novembre 1795 à Sorel. Il fut «voyageur» en 1803. Cultivateur à Saint-Robert, entre Sorel et Yamaska. Son fils Jean a marié Marie Pelletier le 25 novembre 1834. Postérité Parenteau au Québec.

 

 

Voir Tableau généalogique des «voyageurs» Parenteau dans Images, album Généalogie.

 

Les petits-fils «voyageurs» de ce Pierre Parenteau pour la traite des fourrures

 

  Afin de mieux comprendre les chapitres 8 à 11 sur les Parenteau «voyageurs» et métis, il est utile de présenter ici les petits-fils «voyageurs» de Pierre Parenteau (fils de Pierre-Louis) et de ses deux épouses : A) Madeleine Rondeau et B) Marie Georgeteau dite Jolicoeur. Le tableau généalogique des «voyageurs» Parenteau  du chapitre 8  aidera à s’y retrouver parmi tous ces «voyageurs».

A)  Les Parenteau «voyageurs» nés du mariage de Pierre Parenteau, «voyageur»  ouvrier de la construction, et de Marie-Louise Lefebvre et donc petits-fils de Pierre Parenteau marié en 1ères  noces à Madeleine Rondeau :

  1. Joseph (-Victor) : né et baptisé le 15 juin 1776 à Montréal. Établi au Manitoba. Ancêtre de Parenteau métis du Manitoba et de la Saskatchewan; il est le père du Métis Pierriche Parenteau.
  2. Louis : né le 11 mars 1782 à Montréal et baptisé le 12 mars. Engagé en 1802 pour aller et hiverner une année dans les dépendances de Kingston derrière  York (Toronto) en Ontario et en 1803 pour aller dans le Témiscamingue et y hiverner deux années. Marié avec Marie Bezot le 8 octobre 1804 à Montréal. Inhumé  deux mois plus tard le 8 décembre 1804 à Montréal.
  3. Guillaume : né le 29 août 1784 à Montréal et baptisé le 30 août. Marié avec Apolline Palos dite Sanschagrin le 13 août 1810. Journalier à Montréal. Dans unacte de baptême de Notre-Dame-de-Montréal daté du 22 novembre 1812, il est écrit qu’un enfant nommé Alexis, âgé de 6 ans et six mois, fut baptisé et qu’il était «fils de Guillaume Parenteau, charpentier, et d’une mère inconnue», donc né quatre ans avant le mariage de son père Guillaume Parenteau : on peut croire qu’il s’agit d’un enfant né d’une mère amérindienne ou métisse du Manitoba et ramené à Montréal par son père comme c’est arrivé dans plusieurs cas. Pas de contrat notarié connu d’engagement comme «voyageur» dans le Nord-Ouest.
  4. Jean-Baptiste : né le 8 juin 1787 à Montréal. Marié avec Marie-Louise Charpentier le 29 janvier 1810 à Montréal. Établi à Montréal où il était maçon. Engagé le 18 avril 1806 pour aller dans les dépendances de Michillimackinac et des Illinois et y hiverner une année. Il avait alors 18 ans. Il est le père de la jeune fille Parenteau qui demanda l’aumône à Joseph Papineau en 1832.
  5. Barthelémy : né et baptisé le 21 juillet 1789 à Montréal. Il fut«voyageur» et  alla à Détroit, au Michigan en 1807. Il n’avait alors que 18 ans.

 

 

Voir Tableau généalogique des «voyageurs» Parenteau  sous l’onglet Histoire, article Généalogie.

 

B)  Les Parenteau «voyageurs» nés du mariage de Chrysostome Parenteau «voyageur» et de Josephte Aucoin et donc petits-fils de Pierre Parenteau marié en deuxièmes noces avec Marie Georgeteau :

  1. Jean (-Chrysostome) : né dans la paroisse de Sorel le 6 juillet 1784 et baptisé le lendemain à Sorel. Non marié auQuébec et sans postérité au Québec. Il fut «voyageur» dans l’Ouest Canadien. Établi au Manitoba et ancêtre de Parenteau métis. Engagé à 18 ans en 1802 pour aller au Grand Portage (côté ouest du Lac Supérieur), hiverner 3 ans dans les limites du Nord et monter dans le canot de son père Chrysostome. Postérité métisse au Manitoba. Il aurait marié Marguerite Lasansente (ou Lapensée) au Manitoba.
  2. Pierre (-Chrysostome) Paranteau : né et baptisé à la paroisse de Sorel le 22 novembre 1787. Marié avec Henriette Dupéré à Québec le 19 novembre 1811. Il fut «voyageur» au moins à deux reprises. Illustre et remarquable en 1825 pour avoir conduit en canot l’explorateur britannique John Franklin jusqu’au lac à l’Ours près de l’océan Arctique dans les Territoires du Nord-Ouest. Sans postérité au Québec.  Il s’est établi à Bytown (Ottawa) avec sa femme et ses enfants vers 1828-1829 après avoir vendu ses deux propriétés de Sorel en 1827. Il fut témoin à un mariage à Bytown le 24 janvier 1830. Il  y est décédé à cause du choléra et fut inhumé le 25 août 1832 à l’âge d’environ 46 ans. Sa veuve, Henriette Dupéré, s’est remariée  le 16 janvier 1833 à 40 ans à Bytown avec un dénommé Joseph Lajeunesse. Voir sa biographie sous l’onglet Voyageurs, article Un voyageur illustre en 1825.

Quant au troisième fils de Chrysostome et de Josephte Aucoin, Michel, il était cordonnier dans la paroisse Sainte-Victoire près de Sorel. : voir plus haut.